PITTORESQUE.
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charges communes et ruinent l’Etat sans profit pour elles-mêmes.
Sultan Mahmoud , l’indomptable réformateur, n’osa pas toucheraux waîwufs et les réunir au domaine, comme il l’avait fait pourles timars et les autres fiefs militaires et civils. 11 est probable,néanmoins, que le moment de leur suppression n’est pas très-éloigné. Les frais énormes occasionnés par la guerre actuelle, laperturbation profonde où elle jettera un pays dont les financessont déjà dans le plus déplorable état, ne peuvent manquerd’amener cette grande et salutaire mesure.
Avant de quitter le terrain des finances il ne faut pas omettrede mentionner ici une institution nouvelle qui est appelée àrendre de grands services à l’État, la banque ottomane. Ellea pour objet de régulariser le cours et la circulation desmonnaies, prodigieusement altérées par les prédécesseurs deMahmoud et d’Abdul-Medjid , de maintenir au pair le papier-monnaie, émis par ce dernier prince en l’échangeant contre desespèces métalliques, d’escompter les effets, d’opérer les recouvre-ments et les paiements du commerce, de recevoir en comptecourant ; enfin de fournir des valeurs sur les différentes places.
Passons maintenant à l’instruction publique et au corps ensei-gnant.
Les oulémas sont des savants, des lettrés, seuls aptes à remplirles diverses fonctions de l’ordre judiciaire et religieux et de l’in-struction publique. La théologie forme en Turquie la base del’enseignement, puisque le Coran est celle de la loi, et comme ilest écrit en arabe, l’étude de cette langue est indispensable auxoulémas.
Les jeunes gens qui se destinent à entrer dans le corps desoulémas font leurs études dans les médressés, et quand ils ont