xvííj PRÉFACE.
blés : comme la connoissance de ces faits demande desdiscussions laborieuses , on est bien aise de s’en épar-gner la peine.
C’est par ce motif que j'ai laissé à mes Lecteurs leplaisir de faire tous les frais de la Morale & des Allé-gories , & j’ai réservé pour moi les discussions épineu-ses que demande un sujet si obscur ôt si embrouillé ,sûr que ce partage ne me fera point de jaloux.
La plus grande peine que j’ai eue dans ces Explica-tions , a été de réduire ce que d’amples Recueils m’ontfourni fur cette matière, que j’avois dé j a ébauchée dansmon Explication des Fables : ce que j’ajoute à desseinparce qu’il n’est pas possible que cet Ouvrage ne m’aitservi dans des faits qui font uniques dans l’Histoire, &que j’avois dé j a recueillis. J’espère cependant que l’ontrouvera dans les Explications que je donne aujourd’huides choses plus recherchées ; l’Abrégé de plusieurs Dissertations que j’ai lues à l’Académie, ôt bien des dé-couvertes que m’ont fournies mes illustres Confrères,que j’ai souvent consultés, tant sur la Traduction quesur les Explications.
Lorsque les sujets demandent de trop grandes dis-cussions , je mets en abrégé ce qu’ils ont de plus inté-ressant, & je renvoie par des citations, ceux qui vou-dront les approfondir davantage, aux Auteurs qui pour-ront les satisfaire. Un Ouvrage qui est fait pour tout lemonde doit être à la portée des Lecteurs de toute es-pèce, & j’ai cru leur devoir plus de considération qu’auxSçavans qui n’ont pas besoin de mes lumières.