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Tome premier.
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XVII
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P R Ê P A CE, xvij

sagít de louer ceux qui ne font plus ; la simplicitéelle-même devint sublime, & plus sublime que le mer-veilleux le mieux caractérisé. Les Philosophes Plato-niciens pressés dans la fuite par les Apologistes de laReligion Chrétienne, qui leur reprochoient dune ma-nière triomphante labfurdité de leurs anciennes Fa-bles, saisirent ces Allégories & en inventèrent de nou-velles pour rendre supportable le système de leur Reli-gion.

Telle est sorígine des Allégories. Je méloigne en-tièrement dans ces Explications de cette méthodedinterpréter les Fables, quontsuivie ceux qui avoienttraduit avant moi les Métamorphoses dOvìde. La Mora-le , par exemple, qu on en peut tirer est souvent arbi-traire, ou si elle sort naturellement du fonds du sujet,les Lecteurs ont le chagrin de voir qu'o n leur enlevedes réflexions quils auroient faites eux-mêmes. Ré-flexions, au reste, qui se présentent si naturellementque ce nest pas la peine de se faire un mérite de lesécrire ; qui ne voit pas en effet que la Fable de Phaë-ton représente un jeune téméraire qui forme une en-treprise au-dessus de ses forces ; que celle de Narcissenous apprend les faiblesses de lamour-propre, & celledes Compagnons d'Ulysse changés en Pourceaux, lesdésordres se plongent ceux qui se livrent aux char-mes de la volupté ?

II nen est pas de même de lHistoire que renfermentces anciennes fictions, qui, avec un sens moral, pré-sentent aussi des événemens souvent assez considéra-Ame I.

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