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s’agít de louer ceux qui ne font plus ; la simplicitéelle-même devint sublime, & plus sublime que le mer-veilleux le mieux caractérisé. Les Philosophes Plato-niciens pressés dans la fuite par les Apologistes de laReligion Chrétienne, qui leur reprochoient d’une ma-nière triomphante l’abfurdité de leurs anciennes Fa-bles, saisirent ces Allégories & en inventèrent de nou-velles pour rendre supportable le système de leur Reli-gion.
Telle est sorígine des Allégories. Je m’éloigne en-tièrement dans ces Explications de cette méthoded’interpréter les Fables, qu’ontsuivie ceux qui avoienttraduit avant moi les Métamorphoses d’Ovìde. La Mora-le , par exemple, qu on en peut tirer est souvent arbi-traire, ou si elle sort naturellement du fonds du sujet,les Lecteurs ont le chagrin de voir qu'o n leur enlevedes réflexions qu’ils auroient faites eux-mêmes. Ré-flexions, au reste, qui se présentent si naturellementque ce n’est pas la peine de se faire un mérite de lesécrire ; qui ne voit pas en effet que la Fable de Phaë-ton représente un jeune téméraire qui forme une en-treprise au-dessus de ses forces ; que celle de Narcissenous apprend les faiblesses de l’amour-propre, & celledes Compagnons d'Ulysse changés en Pourceaux, lesdésordres où se plongent ceux qui se livrent aux char-mes de la volupté ?
II n’en est pas de même de l’Histoire que renfermentces anciennes fictions, qui, avec un sens moral, pré-sentent aussi des événemens souvent assez considéra-Ame I.
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