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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

» mant un peu trop les yeux sur la discipline, et dès lors aimés du soldat;» très-propres à bien faire ce qu’on appelle un coup de main; excellents, en» un mot, en second à la tête d’un corps peu considérable, mais hommes à» qui le détail immense d’une grande armée faisait tourner la tête ; au resteb braves et agissant de concert pour le bien de la cause commune (1). b

Ces deux maréchaux gagnèrent les batailles de Parme et de Guastalla. Dansla première, le général Mercy fut frappé à mort ; dans la seconde, les Autri-chiens perdirent neuf mille hommes. Victorieuses sur le Rhin et en Italie ,nos troupes s’apprêtaient à marcher sur Vienne, lorsque la France , quin’avait fait cette guerre que pour venger une injure, fit offrir la paix àl’Empereur. Celui-ci, qui ne l’avait entreprise qu’en comptant sur l’appui dela Hollande et de l’Angleterre, voyant que, grâce à la politique du cardinalde Fleury, ces deux puissances étaient restées neutres, se hâta d’acceptercette paix, quelque désavantageuse qu’elle lui fut. Les préliminaires en ayantété signés vers la fin de 1733, l’armée évacua les États d’Italie , et prit sesquartiers d’hiver.

Par cette paix, don Carlos, déjà désigné comme prince héréditaire de Tos-cane, et qui habitait, près du grand-duc Jean-Gaston mourant, le palais Pitti à Florence, fut reconnu roi de Naples et de Sicile . On assigna à François,duc de Lorraine , gendre de l’Empereur, l’héritage des Médicis qui s’éteignait,faute de descendance masculine, et que don Carlos venait d’abandonner pourun royaume; enfin, la Lorraine , laissée libre, revenait à Stanislas, avec ré-versibilité à la couronne de France .

Ainsi, il en coûta à Charles VI les trois quarts de l’Italie , pour avoir donnéà la Pologne un souverain de son choix.

Le 28 octobre 17-40, Charles VI , dernier prince de la branche masculine deHabsbourg-Autriche , mourut. C’était une de ces grandes époques où les racess’éteignent : Charles II en Espagne, Jean-Gaston en Italie, Charles VI enAllemagne , ôtaient successivement morts sans enfants. Trois prétendants seprésentaient réclamant cette dernière couronne : Marie-Thérèse, Charles-Al-bert, Philippe V .

Marie-Thérèse était fille de Charles VI , et se fondait sur le droit naturel quil’appelait à recueillir l’héritage de son père; ce droit, d’ailleurs, était consa-cré par une pragmatique solennelle, et avait été garanti par presque toutesles puissances.

Charles-Albert, électeur de Bavière , réclamait la succession, en vertu d’untestament de l’empereur Ferdinand I er , frère de Charles-Quint .

Auguste II, roi de Pologne et électeur de Saxe, se prévalait des droits desa femme, fille aînée de l’empereur Joseph I er , qui lui-même était frère aînéde l’empereur Charles VI .

Enfin, Philippe V , roi d’Espagne, se fondait sur ce qu’il descendait, par lesfemmes, de la fille de l’empereur Maximilien il.

(1) Président Hénault.