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Tome second.
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186 HISTOIRE DE L’ARMÉE

base d’instruction élémentaire ; on rejeta alors les tours de force qu’on exi-geait de nos soldats ; on mania les armes à rangs serrés, ce qu’on n’auraitosé faire avant Maurice. Les Prussiens nous donnèrent aussi leurs feux de pe-loton, qui s’exécutaient les deux rangs mettant le genou à terre; on faisaitces feux en marchant ou de pied ferme, en avant ou en retraite. Dans ce der-nier cas, les pelotons qui tiraient se portaient en dehors de la ligne, le bataillons’avançait lentement pour leur donner le temps de reprendre leur place. Quel-quefois on se contentait de faire courber le second rang, au lieu de lui ordon-ner le mouvement de genou à terre. Les feux de peloton ne firent pasrenoncer aux feux successifs par rang. Le maréchal de Saxe n’aimait cepen-dant pas le feu de l’infanterie; il l’appelait une misérable tirerie. 11 intro-duisit l’usage de la musique pour faire marcher les troupes ; il s’éleva contrel’habitude immémoriale d’entrer méthodiquement en campagne au prin-temps. Le premier, il comprit que l’hygiène doit présider aux modes de l’ar-mée, et il conseilla des usages propres, sains et commodes.

L’organisation administrative et tactique de la cavalerie ne différait en riende ce qu’elle avait été sur la fin du règne de Louis XIV . Le plastron en demi-cuirassè était la seule arme défensive. Les dragons et les hussards n’en fai-saient point usage. On continuait à faire exécuter des feux à la cavalerie.Déjà, cependant, dans la guerre de Silésie, le roi de Prusse et Léopold deDessau avaient posé les bases de la nouvelle tactique de cette arme, mais cene fut que dans le cours de la guerre de Sept Ans que cette méthode fut adop-tée en France .

Les opinions du maréchal de Saxe sur l’organisation, l’armement et l’ha-billement des troupes eurent également une grande influence sur les change-ments qui s’opérèrent après lui, et sur lesquels nous reviendrons plus tard.

Maison du roi. — La maison militaire du roi avait pris une grande exten-sion sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV . Les chefs étaient nomméspar le roi, et les simples gardes eux-mêmes étaient choisis parmi l’élite de lanoblesse : le blason de tous ces jeunes gentilshommes devait être sans re-proche. Il fallait avoir fait ses preuves d’une manière brillante pour entrerdans ce corps, dont la réputation était européenne, et qui comptait autant denobles souvenirs qu’il avait vu de combats (I).

(1) La maison du roi se composait :

De quatre compagnies des gardes du corps. 1,034 hommes.

De la compagnie des gendarmes écossais. 105 »

Deux compagnies de mousquetaires à cheval. 554 »

Une compagnie de gendarmes anglais . 105 »

Une compagnie de chevau-légers anglais . 110 »

Gendarmes de la Reine. 154 »

Gendarmes de M. le Dauphin. 209 »

Compagnie de chevau-légers du dauphin. 108 »

Gendarmes d’Anjou. 105 »

Gendarmes d’Orléans. 154 »

A reporter.

2,638

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