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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 187

Les gardes du corps étaient chargés du service intérieur; ils veillaient auxportes dans les appartements. Quand le service de table commençait, ils ac-compagnaient les plats (1) ; quand l’écuyer versait à boire, ils suivaient desyeux et saluaient la coupe du roi. Après les gardes du corps, venaient lesmousquetaires gris ou noirs, corps magnifique, au costume élégant, qui es-cortaient le roi quand il sortait, mais qui n’entraient jamais dans les appar-tements. Aussi portaient-ils de larges bottes à calice, tandis que les gar-des du corps étaient chaussés de petifs souliers à talons et de bas rouges.Les gendarmes étaient le plus vieux corps de la maison du roi, celui quiavait le plus de privilèges. Les chevau-légers étaient un des plus beaux. Ilsétaient élégamment montés sur des chevaux de petite taille ; ils portaient uneveste de brocart d’or, un casque d’argent relevé d’un panache, sous lequelpendait une perruque frisée et bouclant sur les épaules. Les régiments desgardes-françaises étaient également des hommes d’élite. Puis venaient lescorps étrangers, les gendarmes écossais, dont nous avons dit l’histoire, etqui, depuis Charles VII, faisaient partie de la garde des rois de France . Ilsportaient un costume bariolé de vert et de rouge, et quelques-uns se cou-vraient du plaid, et portaient la claymore pour rappeler leur origine écos-sais. Les Suisses étaient vêtus de rouge et de bleu. Quelques-uns avaientconservé la cuirasse et le bonnet à plumes comme du temps de François I er etde Henri IV . Tous ces corps avaient de nobles et beaux services. Tous riva-lisaient de gloire et de dévouement dans les combats.

Carabiniers. —L’arme des carabiniers ne remonte qu’au règne de LouisXIV,ainsi que nous l’avons dit en parlant des carabins du temps de Henri IV . Ondonna ce nom à des gardes du corps armés de la carabine, à canon rayé. Cefut en 1676 que le roi fit prendre la carabine à quatre gardes du corps dechaque brigade, puis à quinze par brigade. Le maréchal de Créqui ayanttiré bon parti de ce corps, on l’augmenta, et on le composa des hommesles plus habiles à tirer. Les carabiniers firent merveille à Fleurus; c’est delà que date leur illustration. Dans les campagnes de 1691 et de 1692, lescompagnies de carabiniers furent réunies et composèrent une brigade séparéesous le commandement d’un brigadier et de deux mestres de camp. Ce nou-veau corps était destiné à aller en parti.

Une ordonnance de 1693 les constitua en régiment, sous le nom de corps

Report . 2,638 »

Compagnie de chevau-légers d’Orléans . 157 ”

Régiments des gardes-françaises. Trente compagnies à 100 hommes. 3,000 »

Régiment des gardes-suisses . Dix compagnies à 200 hommes. 2,000 »

Gendarmes du Roi. 2(10 8

Chevau-légers de la garde. 200 8

Total. 8,195 »

(1) C’était moins une formalité qu’une mesure de prudence, pour empêcher qu’ou ne mitdu poison.