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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 191

de dessin, de grammaire latine, allemande et italienne, de physique experimen-tale; ils avaient des maîtres A'écriture, de manège, d’escrime et de danse.

Le service militaire faisait aussi partie de l'instruction des élèves.

La garde de l’hôtel se composait d’une compagnie d’invalides de soixante-huit hommes pour l’extérieur, et d’une compagnie de bas-officiers pour l’in-térieur. L’uniforme consistait : en un habit bleu, doublure verte et parementsrouges, boutons bleus, chapeau, bas et souliers.

Écivains militaires. — Cette période du règne de Louis XIV et de Louis XV a vu paraître un grand nombre de savants écrivains militaires, ayant chacunleur théorie et leurs principes. Nous parlerons plus tard de ces diversesthéories. En attendant, voici la nomenclature des principaux écrivains :Folard, Puységur, Feuquières, Quincy, Santa-Cruz, Daniel, Turpin, le ma-réchal de Saxe, Guibert, Llovd Menil-Durand, Maizeroy, Bohan, Kera-lio, etc., etc.

Le chevalier Folard, fanatique admirateur des Grecs et des Romains,ne vit la véritable force d’action que dans le choc des troupes, et proposa deles disposer en phalanges massives, présentant quarante-six rangs de profon-deur.

Le maréchal de Puységur, qui avait formé la plupart des ordres de batailledans les guerres précédentes, demandait aussi d’augmenter la profondeur del’infanterie, de serrer les rangs et les files, et de réduire beaucoup les inter-valles entre les bataillons et les escadrons. Il proposait en outre des disposi-tions massives, telles que des carrés, des octogones, des cercles.

Feuquières, habile général et bon écrivain, mais homme passionné, sou-vent injuste pour ses contemporains, demandait pour l’action des troupes descolonnes de bataillons superposés sur plusieurs lignes. Il ne voyait de bataillerangée que dans les armées qui se choquaient de tout leur front.

Santa-Cruz ne voulait, dans la première ligne de troupes, d’autres interval-les que ceux nécessaires pour les batteries.

Quincy, auteur de 1 'Histoire militaire de Louis XIV , différait d’avis sur lesinstitutions de Devallière et sur les opinions de Feuquières.

Enfin, d’autres écrivains étudièrent, analysèrent, discutèrent toutes lesparties de l’art militaire, et influèrent ainsi sur les progrès qui eurent lieudans les institutions militaires du dix-huitième siècle.