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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

premiers succès, et rêvant, de plus audacieuses entreprises, ne voulut pointse joindre à Kellermann ; il fit plusieurs excursions en Allemagne , pénétrajusqu’à Francfort , y leva de fortes contributions de guerre, et pendant qu’ilpubliait en France de pompeux bulletins, son armée avait peine à effectuersa retraite vers le Rhin . Ainsi fut perdue cette belle occasion d’écraser lesennemis.

Pendant que ces événements militaires se passaient au nord de nos fron-tières et sur le Rhin, Montesquiou, avec l’armée dite du Midi (4), par unemarche habile et énergiquement dirigée, pénétrait dans la Savoie , s’emparaitde Chambéry , et faisait occuper le comté de Nice par le général Anselme.

Ainsi, en octobre 1792, l’état de nos armées était on ne peut plus prospère.Nos troupes, au nord, étaient sur les frontières de Belgique qu’ellesallaient envahir; Kellermann campait en Lorraine ; Biron tenait la ligne duRhin ; Custine, avec ses imprudentes entreprises, était au coeur de l’Allemagne qu’il effrayait, et Montesquiou occupait la Savoie et le comté de Nice, et me-naçait les républiques helvétiques.

Campagne de Belgique. — Dumouriez voyait enfin se réaliser le projetqu’avait caressé si longtemps son ardente imagination, et qui avail obtenu enFrance l’assentiment général, l'invasion de la Belgique ; car en même tempsqu’on allait venger sur les Autrichiens le bombardement de Lille , on allaitajouter à la France cette frontière que Louis XIV avait si constamment am-bitionnée. Dumouriez vint prendre le commandement de son armée le 24octobre, à Valenciennes. Elle s’élevait à environ quatre-vingt-dix milllehommes (2), divisés en quatre corps. Le premier, sous les ordres du géné-ral Labourdonnaye, était fort de dix-huit mille hommes; il formait la gau-che de l’armée. Le second, commandé par le général Valence, était d’uneforce à peu près égale, et formait la droite. Le troisième corps, ou du cen-tre, était placé sous les ordres directs de Dumouriez ; il s’élevait à quarantemille hommes. Enfin, le corps de réserve, fort de douze mille hommes, étaitcommandé par le général d’Harville.

(1) Armée du Midi, formée les 13,18 et 25 avril 1792. — Montesquiou, général en chef auSaint-Esprit. — Divisée le l ,r octobre 1792 en deux armées : Alpes et Pyrénées . — Cette ar-mée comprend les troupes stationnées dans les 7*, 8% 9 e , 10 e , 11 e et 19" divisions militaires.

Situation au

Camp sur le Var.— 28", 11°, 91* régiments d’in-fanterie; — l* r bataillon des Bouches-du-Rhône; — l* p , 2" et 3" bataillons du Var ; —4° bataillon de la Drôme ; — 1 er bataillon desBasses-Alpes ; — 3" bataillon de Rhône-et-Loire ; — 2" bataillon de l’Isère ; — 3 compa-gnies du 4" régiment d'artillerie; — 3 compa-gnies du 18" régiment de dragons.

Camp de Bariiault. — 23% 40", 75", 101* régi-ments d’infanterie;—2* et 11* bataillons d’in-

27 mai 1792.

fanterie légère ; — 1 er , 3' et 5° bataillons del’Isère; — 1" bataillon du Gard ; — 2* ba-taillon des Basses-Alpes ; — 2 escadrons du 4"régiment de hussards.

Camp de Lton. — 35*, 59", 27®, 67 e , 79', 10",78", 93" régiments d’infanterie; — 3", 4" et8"bataillons d’infanterie légère ; — 1 er , 2" et 3*bataillons de la Drôme ; — l* r et 2" bataillonsdes Hautes-Alpes ; — 8" et 9" régiments dedragons.

(2) Voir le tableau de cette armée.