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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

saient la baïonnette, les tambours battaient la charge, l’air retentissait descris mille et mille fois répétés : « En avant!... En avant!... Vive la Ré-publique !... »

Une amélioration importante qu’on doit à M. de Saint-Germain est la créa-tion de la division, petite armée ayant tous les éléments du combat, et pou-vant, par conséquent, se suffire à elle-même. Déjà, en 1714 et plus tard en1770, on avait essayé l'ordre divisionnaire, qui ne fut définitivement adoptéqu’en 1776.

L’arrnée fut composée de seize divisions territoriales. Un lieutenant géné-ral commandait la division ; il avait sous ses ordres trois maréchaux decamp, chargés des détails de l’instruction, de la tenue, de l’administration, dela police et de la discipline. La création d’un conseil de guerre, qui eut lieusous M. de Brienne, est également une des importantes améliorations de cetteépoque. Le but de cette institution était de sauvegarder les lois militaires,de prévenir et de réprimer les abus.

Ce conseil de guerre augmenta de six deniers la solde journalière dessous-officiers et des soldats, et leur accorda la paye le dernier jour du mois,ce qui n’avait pas lieu. Il créa des hautes payes par compagnie, institua unepension pour le plus ancien chevalier de Saint-Louis du régiment, et unepension pour le plus ancien sous-officier de l’armée; les enfants des soldats,sous le nom d 'enfants de troupe, reçurent la nourriture et une petite paye.Les officiers à la suite furent supprimés; les capitaines de remplacement, quiarrêtaient l’avancement des lieutenants d’infanterie, le furent aussi. U n’yeut plus de brevets sans fonctions, ni de grades sans emplois. Les colonels ensecond furent abolis, ainsi que les brigadiers (officiers généraux).

Au milieu des changements que fit subir à nos institutions militaires lemouvement républicain, un des plus importants et des plus rationnels futl’organisation des demi-brigades. Dès lors les colonels devinrent chefs dedemi-brigade, et les lieutenants-colonels chefs de bataillons. — Le général debrigade remplaça l’ancien brigadier quant aux fonctions et le maréchal decamp quant au grade. Les lieutenants généraux reçurent le nom de générauxde division, expression tellement exacte des fonctions qu’elles désignent que,bien qu’elles aient cessé d’être en usage, le besoin d’être clair oblige de lesemployer dans les divers règlements de service.— La République, en détrui-sant une à une les vieilles institutions monarchiques, et en les remplaçantpar des institutions nouvelles, commença par supprimer la dignité de maré-chal de France, ainsi que les titres de major, de major général des logis. Acette dignité, à ces titres, succédèrent les titres de général en chef, de chefd’état-major, à'adjudant-général, à'adjoint aux adjudants-généraux.

Quant à l’organisation particulière de chaque arme ; l’infanterie françaiseportait l’habit-veste et la redingote en drap blanc, des épaulettes de la cou-leur des parements, le petit chapeau à cornes et le plumet; la queue etles frisures sur les faces étaient de rigueur, et les faces mêmes étaient or-nées d’une boucle uniforme. L’habit des officiers était le même que celui des