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ET DE TOUS UES RÉGIMENTS.
flottes, des escadres, pour les subsistances et les approvisionnements... Vousdécréterez aussi unanimement que l’armée dirigée contre Toulon a bien mé-rité de la patrie. » Les propositions de Barrère furent mises aux voix et décré-tées par acclamations.
Au milieu du sombre tableau de ces terribles vengeances nationales, onaime à voir le chef de l’armée républicaine, digne réprésentant du sentimentdes troupes, élever la voix en faveur des malheureux habitants. Sa parolenoble, digne, éclairée, restera comme un monument des sentiments honora-bles de l’armée.
Pendant que Toulon soutenait contre la république ce siège funeste, la Corse,récemment réunie à la France , se soulevait de son côté contre la métropole,et appelait, elle aussi, les flottes anglaises dans ses ports. L’homme qui était àla tète de cette révolte avait en Europe une immense réputation : c'était Paoli;Napoléon n’était point encore connu, — Paoli était alors le représentant de lanationalité corse. Les longues et rudes guerres qu’il avait soutenues pourl’indépendance de sa patrie contre la république de Gênes l’avaient rendu cherà ses compatriotes. Sa fermeté, la sagesse de son administration, lui avaientfait en Europe une réputation supérieure à celle même de Washington . Exilé,lors de la conquête de la Corse par le comte de Vaux, il fut rappelé dans sapatrie en 1789, et présenté par Lafayette à Louis XVI , qui le nomma lieute-nant général et commandant militaire de la Corse. Tel était le chef de cetteinsurrection. Trompé, lui aussi, par les perfides conseils des Anglais , qui luipromettaient une dictature indépendante, il leur ouvrit les ports de la Corse,mais à peine se furent-ils emparés des villes de Bastia et de Calvi , qu’ils dé-voilèrent les secrets de leur politique, et firent proclamer le roi d’Angleterresouverain de l’île de Corse. Paoli dut une seconde fois chercher un asile à l’é-tranger.
Armée d'Italie (1793). — Nous avons vu les Français s’emparer de la Savoie ,qui fut réunie à la France sous le nom de département du Mont-Blanc , etdu comté de Nice, qui prit celui d 'Alpes-Maritimes .
11 y avait alors deux armées, celle des Alpes, qui occupait la Savoie , et celledu Var , qui occupait le comté de Nice. Cette dernière reçut le nom d 'Arméed'Italie. Elle fut successivement commandée par Anselme, qui fut disgracié;par Biron, qui porta sa tête sur l’échafaud; par Brunet, qui lui succéda etqui eut le même sort; et, enfin, par Dumerbion.
C’est le 5 février 1793 que Biron parut à l’armée d’Italie ; il y signala saprésence par les deux combats de Molinnét et de Sospello, et par la prise ducamp des Braous. Biron fut rappelé et envoyé dans la Vendée . Brunet, en luisuccédant, promit à la Convention de nouveaux succès; il attaqua le campretranché de Lauthion et échoua; une seconde attaque ne fut pas plus heu-reuse : ce fut son arrêt de mort. Kellermann accourut en toute hâte pourarrêter les suites de ces deux revers. Il choisit, pour remplacer Brunet, legénéral Dumerbion, guerrier énergique, malgré son âge, et animé du plusardent patriotisme. Dumerbion fut plus heureux que ses prédécesseurs. Il ar-
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