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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 353

ligne du Rhin, depuis Bâle jusqu’à Manheim , comptait sous ses ordres00,000 Autrichiens ou émigrés; les Prussiens, réunis au corps allemand deIIohenlohe-Kirchberg, formaient, vers Mayence , une masse de 65,000 com-battants; 20,000 hommes, commandés par Beaulieu, défendaient le Luxem-bourg; Blankenstein, avec un corps pareil, couvrait Trêves ; le prince de Kau-nitz, avec une division de 18,000 soldats, campait sur la Sambre devant Namur et Charleroi; enfin l’armée principale, de plus de 120,000 combattants (Alle-mands, Autrichiens, Anglais , Hanovriens, Hollandais), aux ordres du princede Cobourg, et dont Clairfayt commandait l’aile droite, s’étendait du Quesnoy à l’Escaut.

Les troupes républicaines (1), divisées toujours en plusieurs armées, occu-paient, vers la fin de mars, les camps et les positions les plus rapprochées dela frontière. Sans compter les garnisons qui formaient le corps du Haut-Rhin,l’armée du Rhin présentait une force d’environ 60,000 combattants; l’arméede la Moselle en comptait 50,000 et celle des Ardennes environ .30,000; enfinl’armée du Nord, partagée en trois corps, chacun de quatre divisions, conte-nait plus de 154,000 hommes répartis dans plusieurs camps vers Lille , Bou-chain, Landrecies, Cambrai, Guise, Avesnes et Maubeuge ; la droite s’étendaitde Maubeuge à Avesnes, le centre d’Étreux à Arleux, et la gauche de Pont-à-Marcq à Dunkerque (2). Pichegru venait d’obtenir le commandement de cettegrande armée, et, d’après le plan qui lui avait été tracé d’abord, il devait cou-vrir les places de Guise et de Cambrai , dernier obstacle à la marche des alliésdans l’intérieur de la France, et faire lever le siège de Landrecies , où se trou-vaient concentrées les principales masses des alliés. Landrecies avait, auxvi e siècle, arrêté l’armée de Charles-Quint ; elle allait recevoir une nouvelle

(1) Voici l’étal des armées françaises à l'époque du 25 ventôse an n (15 avril 1794).

Armées.

Infanterie.

Cavalerie.

Artillerie.

Total.

Nord.

212,063

24,257

9,502

245,822

Ardennes .

27,190

8,168

2,272

37,630

Moselle .

82,267

16,562

4,494

103,323

Rhin .

82,711

10,932

4,747

98,390

Alpes .

36,616

2,877

3,509

43,042

Italie .

58,212

550

1,789

60,551

Pyrénées orientales .

64,919

2,758

2,831

70,508

Pyrénées occidentales.

46,217

2,110

2,455

50,782

Ouest.

16,576

1,936

4,007

22,519

Côtes de Brest.

30,538

625

3,216

34,379

Côtes de Cherbourg .

25,244

321

1,828

27,388

Total général. 794,334

Dans ces nombres sont comprises les garnisons, mais non pas les troupes composant l’arméedite de l’intérieur, dont le quartier général était à Paris . Il faut déduire de ces forces les dé-pôts et les malades, qu’on peut estimer au moins au cinquième, ce qui réduirait les présents à650,000 liommes. On trouvera aussi quelques différences entre cet état et nos évaluations, maisil faut se rappeler que nous 11 ’énumérons généralement que les combattants.

( 2 ) Les garnisons des places fortes, composées de soldats de nouvelles levées, ne sont pascomprises dans cette énumération.

11.

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