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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
rieure du général Kellermann. A son arrivée, l’armée des Alpes, commandéepar Moulin, était réduite à un effectif de 15,000 hommes disséminés sur uneligne de plus de trente lieues, depuis le mont Saint-Bernard jusqu’au camp deTournoux. L’armée d’Italie , forte de 31,000 hommes, occupait la ligne qui s’é-tend depuis la ligne de Tournoux jusqu'à Yado, sur la côte de Gènes. La mi-sère y était grande et le désordre plus grand encore. Le défaut total de solde,les maladies, l’âpreté de l’hiver, la désertion à l’intérieur et une épidémie en-gendrée par la malpropreté et par les fatigues avaient considérablement affai-bli ces deux armées. Elles étaient tenues en échec par 75,000 hommes de bonnestroupes aux ordres du général Colli et du feld-maréchal Devins. Ces deux gé-néraux, profitant de la faiblesse des troupes républicaines, devaient agir vigou-reusement sur la partie des Alpes qui borde le littoral de la mer, s’emparerde Savonne ou de quelque autre point sur la rivière de Gènes, et couper ainsiles communications des Français avec celte ville.
Le Directoire renforça l’armée française de 6,000 hommes détachés des arméesdes Pyrénées et de 10,000 hommes tirés des bords du Rhin , et Kellermann,profitant des lenteurs des ennemis, eut le temps de réorganiser ses troupes etmême de prendre l’offensive. Il fil enlever par l’armée des Alpes le Col de Monteaprès un combat qui fit honneur à celte armée et qui ne dura pas moins de dixheures au milieu d’une tourmente affreuse. Celle d'Italie livra sous les murs deSavonne un combat non moins rude, mais peu décisif. Le lendemain elle prit sa re-vanche souslesnmrsde Yado, où 1,800Français soutinrent [tendant sept-heuresle choc de 10,000 Autrichiens, les vainquirentet les culbutèrent. Les Autrichiensperdirent 1,200 hommes tués ou blessés. Ce n’était là que le prélude des hos-tilités. 30,000 Autrichiens, sous les ordres du général Devins, se portèrent, le25 juin, sur les cols de l’Inferno et de Terme dans le but de pénétrer jusqu’àMilogno. En même temps, d’autres attaques eurent lieu sur plusieurs' pointsde la longue et faible ligne occupée par les Français . Milogno fut enlevé, puisrepris par Masséna; mais Laliarpe, après la défense la plus glorieuse, dut aban-donner Finale et Loano. Les Français furent obligés de se replier pour resser-rer leur ligne; ils abandonnèrent Savonne , Vado, la redoute de la Planctte,les postes de Saint-Bernard, de Rocca-Barbena et de Bianco. Ils prirentde nouvelles positions qui présentaient un front presque impénétrable. Lesgénéraux ennemis auraient pu profiter de ce mouvement rétrograde pourséparer les deux armées des Alpes et d’Italie , mais la mésintelligence qui ré-gnait entre eux paralysait toutes leurs manœuvres et leur faisait méconnaîtreles règles les plus simples de Fart de la guerre. Kellermann résolut d’en pro-fiter pour les accabler successivement et se rendre maître du pendant deseaux de l’Apennin et des Alpes qui donnent accès en Italie . Son armée s’étaitrenforcée par les détachements venus des Pyrénées et composés d’excellentestroupes. Il soumit au directoire un [>lan de campagne qui consistait à couperles Autrichiens des Piémontais en forçant leur ligne sur trois points, par lecol de Tende , Saint-Bernard et Loano. Ce projet, bien qu’un peu décousu, ditJomini , eût procuré d’heureux résultats si le comité de salut public n’en eût
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