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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
fayt dans le commandement de l’armée opposée à Jourdan, et Wurmser étaità la tête de 83,000 hommes sur le Haut-Rhin. L’armée du Rhin, sous le gé-néral Moreau comptait 71,000 fantassins et 0,300 cavaliers, y compris les gar-nisons. Le général Férino commandait l’aile droite, établie en ligne d’Hu-ningue à Ilerdt; le centre, aux ordres de Desaix, était posté entre Germersheim et Imptlingen; l'aile gauche, sous Saint-Cyr, se prolongeait jusqu’à Ilombourg.Le général Jourdan avait sous ses ordres 63,000 fantassins et 11,300 chevaux.Sa droite, formée par les divisions Marceau, Poncet et Bernadotte , gardait leHundsruch et la rive gauche de la Nalie; le centre, vers Cologne , se compo-sait des divisions Grenier, Championnet, de la réserve de cavalerie du généralBonnaud et d’une brigade aux ordres du général Bonnard. Kléber, opposé auduc de Wurtemberg, avec les divisions Lefebvre et Collaud, commandait l’ailegauche à Dusseldorf. Beurnonville avait remplacé Moreau à l’armée du Nord,qui, forte d’environ 40,000 hommes, devait servir de réserve aux armées deSambre-et-Meuse et Rhin-el-Moselle.
Armée de Sambre-et-Meuse. — D’après le plan tracé par Carnot, Jourdan pritl’initiative en se portant sur la rive droite du Rhin, où les deux armées fran-çaises devaient opérer leur jonction au moyen du corps de 23,000 hommesque Marceau commandait en avant de Trêves . Ce plan de campagne, basé surle même principe qui avait valu tant de succès à la république, était d’au-tant plus facile à mettre à exécution, que l’armée autrichienne avait été af-faiblie d’un corps de 23,000 hommes conduits par Wurmser à l’armée d’Italie,où Bonaparte venait en quinze jours de gagner dix batailles contre le généralBeaulieu, et de lui enlever vingt et un drapeaux et cinquante pièces de canon,et que le dessein du général autrichien de rester défensivement sur la rivegauche laissait des forces considérables paralysées entre Kreusnach et Mayence .En conséquence, Kléber passa la Wepper, le 30 mai, et se porta vers Alten-kirchen, où le corps du duc de Wurtemberg s’était retranché. Kléber résolutde forcer cette position; le 4 juin, l'attaque commença sSr trois colonnes,la premièi'e conduite par Lefebvre, et où marchait Kléber en personne; laseconde par le général Soult, grande capacité militaire qui s’était déjà ré-vélée à l’armée de Sambre-et-Meuse; la troisième par le colonel Bonnet.La charge battit; nos soldats s’élancèrent en chantant la Marseillaise. En lininstant, toute la ligne fut en feu, et les trois colonnes se dirigèrent en mêmetemps vers Altenkirclien. Pendant ce temps, l’adjudant-général Ney tournaitla gauche des Autrichiens et se jetait sur leurs communications. Avec de telshommes, le succès ne pouvait être douteux. Toutes les positions de l’ennemifurent enlevées au pas déchargé; tous les corps, artillerie, infanterie, cava-lerie, rivalisèrent de zèle, d’ensemble et de bravoure. La cavalerie française s’ydistingua surtout; Ney, d’Hautpoul etRichepanse y firent des prodiges. Riche-panse, simple chef d’escadron alors, exécuta, à la tête du premier régiment dechasseurs, une charge si brillante, qu’il fut nommé général sur le champ debataille par Kléber. Démonté deux fois, il se releva deux fois au milieu de lamêlée, la première en s’élançant sur un cheval à lui, la seconde en sautant sur