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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 7

vallées des Alpes sans s’éloigner de l’Apennin et de pouvoir bloquer plus étroi-tement Coni. Championnet à son tour manœuvra pour se concentrer vers Coni.Malgré quelques succès partiels, la jonction de l’armée des Alpes, par cet en-droit, ne put avoir lieu; la force numérique des Impériaux obligea les Fran-çais à se replier. Le général Championnet, qui avait encore des postes à l’issuede Suse , de la Pérouse et du Pô, fit une nouvelle tentative; déjà mêmeil avait repris Rivoli, mais il fut obligé de céder au nombre encore unefois.

L’armée d’Italie était donc toujours sur les cimes de l’Apennin . Le généralMoreau en quitta le commandement le 21 septembre pour aller se mettre à latête de l’armée du Rhin. Le général Championnet fut appelé à remplacer Mo-reau; il arriva avec une partie de l’armée des Alpes, qui venait d’être suppri-mée. Les ordres du gouvernement lui prescrivaient de prendre l’offensive,c’est-à-dire de vaincre les armées victorieuses de l’Autriche . C’était une tâchedifficile après d’aussi grands revers que ceux qu’avait éprouvés l’armée d’Italie ;mais Championnet avait vu nos soldats sur les rives du Rhin et dans le midide l’Italie faire tant de prodiges, qu’il crut pouvoir les renouveler dans la Li-gurie . Son armée était forte de 45,000 hommes, y compris les soldats qu’il avaitemmenés de l’armée des Alpes, et qui formaient sa gauche sous les ordres dugénéral Grenier.

Les généraux Mêlas et Kray, réunis à Topano et à Savigliano, venaient de seséparer, Mêlas pour former l’investissement de Coni, et Kray pour repousserles Français d’Yvrée. L’armée de Mêlas, à la fin de septembre, s’élevait à 60,000hommes. Elle s’avança par la vallée de Sezio et investit Coni.

Les Français , pour faire diversion à ce siège, descendirent des hauteurs deSaravelli et parurent vouloir déboucher par Plaisance, tandis que Kleneau,attaqué par Miollis, était repoussé sur la Spezzia et Sarzane ; mais ces diversionsn’empêchèrent pas le général Mêlas de resserrer de plus en plus le siège deConi. Championnet résolut de s’y porter avec toutes ses forces, d’attaquer Mêlaset de dégager la ville.

Le 3 novembre 1799, les deux armées se trouvèrent en présence entre laGrana et la Stura. Jamais plan de bataille ne fut mieux conçu que celui deChampionnet; malheureusement son armée était en trop petit nombre pour lemettre à exécution. Les Français , toujours débordés par la cavalerie autri-chienne, furent obligés, après des efforts surhumains, d’abandonner le champde bataille de Genola en y laissant près de 8,000 hommes. Quatre jours après,le corps de Saint-Cyr, qui n’avait pu assister à la bataille de Genola, prenait àNovi une éclatante revanche sur les Autrichiens commandés par le généralKray. Cet avantage rendit au général Saint-Cyr ses positions en avant de Noviet chassa les Autrichiens d’Acqui.

Les pluies continuelles qui tombèrent les 8 et 9 novembre, et la fatigue ex-cessive des soldats, empêchèrent le général Mêlas de rien entreprendre contrel’armée de Championnet. Mais, le 10, il commença ses opérations, et l’arméefrançaise, trop faible désormais pour résister victorieusement, se retira sur se^