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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
en outre île munitions et de vivres pour plusieurs jours. Une fois su milieu des ennemis qu’ilpoursuivait, le cavalier faisait fléchir le genou à sa monture, attaquait les Arabes et enlevaittout à la fois hommes, femmes, enfants et bestiaux.
C’est principalement aux environs du Caire que le régiment rendit des services; il força lesBédouins à porter plus loin leurs ravages. Desaix, dans la haute Égypte , s’en servitcoutre Mou-rad-Bey; il réunit 300 dromadaires sous l'adjudant-général Boyer (P.1. Après une poursuite lon-gue et pénible, cette colonne revint à Syouth et augmenta plus tard le régiment créé auCaire , qu'on porta successivement de 100 à 700 dromadaires. Les soldats étaient tirés de l’infan-terie, en avaient l’organisation et se battaient en fantassins. En mettant pied à terre pour com-battre, ils entravaient leurs dromadaires en un seul peloton en laissant un grand espace vide,espèce de redoute au centre de laquelle restait une garde.
Uniforme lors de la première organisation : veste grise avec le turban et le manteau arabe. C’estainsi qu’il fit la campagne de Syrie . Ensuite on francisa le costume de la manière suivante :dolman bleu clair, collet et parements écarlate, gilet et pantalon bleu clair, agréments blancs,shako en feutre avec visière; en grand uniforme, par-dessus le dolman, un caftan écarlate des-cendant au genou, galonné à la housarde, faux collet, manches courtes fourrées. On joignait àcet habillement un long burnous blanc. Giberne d’infanterie, sabre de hussard, sabretache encuir noir, fusil de dragon, équipement et harnachement du pays.
Un arrêté de Bonaparte , du 18 thermidor an vi, accorde un dromadaire à chaque courrier dugénéral en cher; ce premier essai donne l’idée (Î0 nivôse an vu) de former un régiment de dro-madaires, qui, mis sur le pied de la gendarmerie, fait la police, porte les dépêches, escorte lesconvois, etc. On y incorpore (nivôse an vu) des Maltais. Il y avait un palefrenier turc par sixdromadaires.
En messidor an vu, une compagnie, sous le général Destaing, chasse les Arabes des environsde lîahireh.
Un escadron assiste à la deuxième bataille d’Aboukir (3 thermidor an vu).
Le régiment de dromadaires, commandé par le chef de brigade Cavalier, rentra en France aucommencement de l’an x avec l’armée d’Orient, et, comme il se trouvait démonté, on l’incor-pora dans la gendarmerie nationale.
La garde municipale de Paris, créée le 12 vendémiaire an xi pour le service de la ville, for-mait deux régiments d’infanterie répartis dans les postes des ports et des grandes barrières : lacavalerie formait un escadron de dragons. Le premier régiment portait l’habit vert doubléde blanc, veste et culotte blanches, guêtres noires, parements, collet et revers rouges. Le se-cond régiment portait l'habit rouge, veste et culotte blanches, parements, collet et revers verts,guêtres noires, boutons jaunes pour les deux régiments. — L’escadron de dragons avait l’habitgris de fer, parements, collet et revers rouges, veste et pantalon jaune chamois, boulons blancs.
Des détachements tirés de ces régiments allèrent en Hollande pendant la campagne del’an xiv,touchèrent aux frontières de Prusse et rentrèrent en février 1806, sans avoir pris une part ac-tive à la campagne.
Un nouveau bataillon de guerre, commandé par le colonel Itabbe, entra dans la Hesse en no-vembre 1806, et y désarma les rebelles. En 1807, il entra en Poméranie , assista au siège deDantzig sous les ordres du maréchal Lefebvre et s’y distingua principalement dans la nuit du6 au 7 mai, à la prise de l’ile deHolm, ainsi que le 14, en enlevantà l’abordage, sur la Vistule , unecorvette anglaise chargée de munitions pour la place.—Attaché à la division Dupas, du 8 e corps, i*était à la bataille de Friedland le lt juinets’y ha tlit en ligne depuis 5 heures du matin jusqu’à min tut.
A la fin de 1807, un 2 e bataillon de guerre entra èn Espagne , et fut décimé à Baylen en juillet 1808.
Un nouveau bataillon de guerre lui succéda et resta en Espagne jusqu’en 1812.
Après la conspiration du général Mallet, dans laquelle la garde de Paris se trouva fatalementcompromise (deux officiers furent condamnés à mon et fusillés; on sursit à l’exécution du co-lonel Kabbe et du sergent Bateau ', ce corps fut complètement réorganisé. — Un décret du 6janvier 1813, suivi d’un ordre du 12, en forma définitivement le 134 e régiment de ligne
L’escadron de dragons, qui était resté fidèle à son devoir, fut incorporé dans le 2« régimentdechevati-légers de la garde impériale.