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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

d’artillerie, de train d’artillerie et d’une ambulance, le tout montant à12,530 hommes d’infanterie et 2,567 cavaliers.

Le total général de la grande armée s’élevait donc à 251,249 hommes, dont160,000 environ, non compris la réserve, devaient combattre en Allemagne .L’empereur arriva le 27 septembre 1805 à Strasbourg , où était le grand quar-tier-général.

L’ordre de départ des deux corps fut donné le 27 août. Le 2 septembre, lemaréchal Bernadotte était en mouvement. Les autres s’ébranlent successive-

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ment comme s’il ne s’agissait que d’une simple manœuvre. Chaque généralconduit sa division; chaque colonel suit la marche qui lui est tracée, et s'ache-mine gaiement vers le Rhin . Jamais armée n'a marché à l’ennemi sous des aus-pices plus favorables. Les chants joyeux se mêlent aux fanfares militaires etau roulement des tambours. Dans les premiers jours de septembre, les diverscorps étaient arrivés sur les bords du Rhin, la droite à Strasbourg , le centre àSpire et à Mayence, la gauche se repliant sur le Mein . Toutefois, avant depasser le Rhin, Napoléon adressa à son armée la proclamation suivante :

« Soldats,

« La guerre de la troisième coalition est commencée : l'armée autrichienne

a passé l'Inn, violé les traités, attaqué et chassé de sa capitale notre allié.

Vous-mêmes, vous avez dû accourir à inarches forcées à la défense de nos

frontières; mais déjà vous avez passé le Rhin. Nous ne nous arrêterons plus

que nous n’ayons assuré l’indépendance du corps germanique, secouru nosalliés et confondu l’orgueil de nos injustes agresseurs. Nous ne ferons plus depaix sans garantie; notre générosité ne trompera plus notre politique.

«Soldats! votre empereur est au milieu de vous, vous n’êtes que l’avant-garde du grand peuple; s’il est nécessaire, il se lèvera tout entier à ma voixpour confondre et dissoudre cette nouvelle ligue qu’ont tissue la haine et l’orde l’Angleterre.

« Mais, soldats, nous aurons des marches forcées à faire, des fatigues, desprivations de toute espèce à endurer. Quelques obstacles qu’on nous oppose,nous les vaincrons, et nous ne prendrons pas de repos que nous n’ayons planténos aigles sur le territoire de nos ennemis. »

Qqand tous les corps de la grande armée furent arrivés sur les frontières,la réserve de cavalerie commandée par le prince Murat passa le Rhin à Kehl le 25 septembre. Elle resta stationnaire devant les débouchés de la forêt Noire.Les mouvements de ses patrouilles devaient faire croire à l'ennemi que l’arméefrançaise tenterait de pénétrer par ses défilés. Le corps du maréchal Lannes,qui passa le même jour le Rhin à Kehl , se porta sur Ra&ladt et s'avança surFribourg; celui du maréchal Ney traversa ce fleuve sur un pont jeté à Dur-lach, et se dirigea sur Stuttgard. Le maréchal Soult effectua son passage àSpire et marcha sur Heilbroun, et le maréchal Davoust traversa le Rhin à Man-heim et se dirigea, par Heidelberg , sur Neckeret. En même temps le généralMarmont, qui s’était rendu à Mayence avec l'année de Hollande, passa le Rhin