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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

contre la France ni contre le roi Joseph. Les Espagnols firent le serment exigé;niais bientôt, relevés de ce sermeut par leurs prêtres, ils rejoignirent en grandepartie le corps d’armée du marquis de la Romana. Au reste, cette victoire pro-duisit un tel effet sur les Portugais , que la plupart des paysans qui s’étaientsoulevésjetèrent leurs armes et rentrèrent chez eux.

Chaves , dans la crainte du pillage, n’essaya pas même de tenir et se renditaprès trois sommations. Cette reddition permettait au maréchal Soult d’agirenfin sur Oporto, soit par Tras-os-Montès , soit par Entre-Douro et Minlio : il sedécida pour cette dernière province.

Il fallait traverser un défilé étroit, profond et escarpé; ce défilé était gardépar une population de montagnards robustes et braves : pendant six heures lemaréchal Soult lutta; enfin, les nouvelles 'l'hermopyles furent forcées, et, le17 mars 1809, l’armée française arriva devant Braga , au moment où la popula-tion de cette ville venait d’égorger le général Freire, qui avait voulu se repliersur Oporto .

Un officier hanovrien, nommé le baron d’Iben, fut appelé au poste périlleuxde général en chef des émigrés; celui-ci, instruit par l’exemple de son prédé-cesseur, au lieu de parler de retraite conduisit son armée droit aux Français .

Le 30 mars, le maréchal Soult se trouva en face de l’ennemi; l’armée fran-çaise se déploya aussitôt en ligne de bataille sur les hauteurs de Cavalho-d’Este. Le résultat de la journée ne fut pas un instant douteux ; les Portugaisbattus s’enfuirent vers Braga, où les Français entrèrent pêle-mêle avec eux.Artillerie, bagages, caisses militaires, tout tomba entre nos mains.

Le maréchal Soult se remit aussitôt en marche et arriva le 18 avril devantOporto ; rien n’avait été négligé pour mettre la ville en état de défense. Deuxcents pièces de canon armaient la place, dont l’enceinte avait été fortifiée avecsoin ; une garnison de 20,000 hommes, soutenue par 50,000 hommes com-mandés presque tous par des officiers anglais , et composés moitié de paysans,moitié de troupes régulières, était chargée de la défendre. La droite de cettearmée occupait une ligne escarpée de rochers qui s’élèvent jusqu’au Duero ;la gauche s’appuyait à la mer. Le centre dominait le chemin par lequel l’arméefrançaise devait déboucher, et était défendu par une forte redoute garnie d’ar-tillerie.

Le 26, l’armée française parut; elle s’approcha jusqu’à portée dejcanon dela redoute : là, elle fit halte pour attendre deux divisions qui étaient restées enarrière.

La journée du 27 se passa en escarmouches et en combats d’avant-postes.Pendant toute la nuit les Portugais firent feu de toutes leurs pièces. Leursboulets tombaient au milieu des bivouacs de cavalerie. Le maréchal Soult fitfaire un mouvement en avant ; comme la nuit était sombre, ce mouvementdemeura inaperçu, et dès lors les boulets passèrent au-dessus de la tête de nossoldats.

Le lendemain, le maréchal Soult fit sommer l’évêque d’Oporto de rendre laville. Le général Foy fut chargé de cette mission périlleuse. Renversé de cheval,