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Tome troisième.
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HISTOIRE DE L’ARMÉE

tégés par la division Merle , qui, habituée maintenant à cette guerre de mon-tagnes et de défilés, donnait toute sécuiité à l’armée quand l’armée savaitqu’elle veillait sur ses derrières.

Un combat eut lieu à Sabugal; les Français y perdirent 1,400 hommes.

Enfin le maréchal Masséna se dirigea sur Ciudad-Rodrigo et Almeida, oùil arriva le 4 avril ; mais trouvant les environs de cette ville ruinés, et la villeelle-même approvisionnée seulement des vivres qui lui étaient absolument né-cessaires, il en repartit le 6, ne laissant qu’une division du sixième corps sousles murs de Ciudad-Rodrigo .

La retraite était terminée ; l’expédition coûtait à l’armée 25 à 30,000 hommes,dont moitié tombés sur les champs de bataille ou faits prisonniers.

Quelques mois se passèrent, pendant lesquels l’armée, cessant d’être pour-suivie, se réorganisa. Pendant ce temps Wellington pressait le siège d’Almeida,où était le général Bernier. Un matin Masséna reçut la nouvelle que les as-siégés n’avaient que pour un mois de vivres, et que si l’on ne ravitaillait laplace, ils seraient, ce temps écoulé, obligés de se rendre. Masséna résolut alorsdevenir au secours de la ville et d’y introduire un convoi de vivres. Cettetentative amena la’bataille de Fuentès-Onoro.

L’armée française se dirigea sur Almeida, dans le but de se porter en forcesur la droite de l’ennemi, et de s’emparer de la communication de Castel Bom.Le prince d’Essling lui-même, à la tête du 6 e corps d’armée, dirigea cette at-taque pendant que les 2 e , 8° et 9' corps contenaient l’ennemi. La ligne desAnglo-Espagnols était appuyée au lit de la Coa, et n’offrait presque partoutque des précipices.

Masséna , après avoir examiné la position, résolut d’essayer de forcer cetteligne en s’emparant de Fuente de Onoro; il envoya la division Fercy pouraccomplir cetle attaque. Ce général réussit à s’emparer de ce point, malgré laplus vive résistance. Wellington, voyant sa ligne de bataille compromise parla prise de Fuente de Onoro, poussa de fortes masses sur le village, et, aprèsun rude combat, elles parvinrent à le reprendre à la tombée de la nuit. Legénéral Fercy, auquel on avait envoyé quelques bataillons de renfort, es-saya vainement de le reprendre. Masséna , informé de cette circonstance, vintlui-même reconnaître la position le lendemain au point du jour, et trouva unpoint accessible entre N a vas Deasel et Poso Bello. Il fit des dispositions pourl’attaque. Le 5, à la pointe du jour, tous les corps d’armée du Portugal atta-quèrent simultanément cette position. L’ennemi, qui avait rempli les bois quienvironnent Fuente de Onoro de tirailleurs, perdit beaucoup de monde. Néan-moins il résista vivement, placé en arrière du village, où il développait uneligne de vingt escadrons, presque tous Anglais , soutenus par une nombreuseinfanterie et par de l’artillerie. En vain, Montbrun fit des prodiges de valeur àla tête de sa cavalerie légère, il ne put parvenir qu’à faire quelques prison-niers. Cependant l’aile droite anglaise commença à battre en retraite. La cava-lerie française gagnait du terrain, et déjà était sur le point de s’emparer deCastel Bom; enfin, la victoire paraissait assurée aux Français; si Masséna eût