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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
nues, l’une par la politique prudente de son cabinet, l’autre par la loyautéconnue de son souverain. Dans la confédération du Rhin, où régnait une sorted’impatience de rompre l’alliance napoléonienne, les efforts des Anglais eu-rent le succès qui s’était déjà réalisé, au profit de notre félone voisine d’outre-Manclie, dans cette Prusse où, à l’annonce de notre réorganisation militaire,toute la jeunesse, à quelque classe qu’elle appartînt, s’enrégimentait, les pro-fesseurs servant d’officiers aux jeunes gens des universités délaissées. La Saxeseule tint bon contre les énergiques efforts que le cabinet de Saint-James fitpour la rendre parjure au traité qui la liait à notre cause; quant à l’Autriche ,sans oser rompre ouvertement son alliance, elle cessa d’en remplir les con-ditions, s’offrant comme médiatrice pour la conclusion de la paix.
Mais les négociations ne devaient point interrompre les hostilités. L’Empe-reur quitta Paris le 15 avril pour aller se placer à la tête de sa nouvelle armée.Il était temps qu’il y parût. Les solides qualités du vice-roi, qualités dont unpeu plus tard (on vient de le dire) il devait donner de nouveaux gages dansson commandement de l’armée d’Italie, ne pouvaient, quelles qu’elles fussent,suffire à la gravité de la situation. On se souvient comment la trahison du gé-néral York nous avait contraints à abandonner la ligne du Niémen . La défec-tion de la Prusse, qui, après avoir feint d’abord de désavouer le général York,se décida à jeter le masque, livrant l’Oder aux Russes , contraignit le princeEugène à se retirer derrière l’Elbe , ligne qui venait enfin d’être franchie parl’ennemi lorsque l’Empereur arriva au camp.
Les forces en face desquelles allait se trouver Napoléon étaient déjà consi-dérables. Déjà les Pulks des Cosaques et des Tartares se joignaient aux levéesen masse de la Prusse. L’agglomération de toutes ces armées d’origines si di-verses, mais toutes semblables par le but, devait ne pas tarder à présenter lechiffre écrasant de 900,000 combattants. Le vieux Blücher commandait pourla Prusse, Wittgenstein pour la Russie , les fatigues de la dernière campagneayant tué Kutusof. Afin d’abréger tous les délais, l’Empereur avait mis sonarmée en mouvement avant l’entière formation de la cavalerie. Le 4 e corps,qui venait d’Italie, se réunit à Cobourg, le 3' corps à Erfurt, le 6' à Gotha , le12 e à Bamberg, et la garde impériale à Eisenach. Weimar , tombée au pouvoird’un fort détachement de hussards prussiens, fut reprise au passage par le gé-néral Souham (1).
Wittgenstein s’avançait sur la Saale durant que nos divisions opéraient jour-
(1) L’armée française se irouvait alors organisée en 12 corps, lesquels, s’ils eussent étéréunis, auraient présenté un total de plus de 200,000 hommes (non compris la garde). En voiciles chefs :
l« r corps, Vandamme. i' corps, Bertrand. 7 e corps, Saxons (à Torgau ). 10'corps,Rapp(à Danlzick).2 e » Bellune. 5' » Lauriston.8 e » Poniatowsky. 11 e » Macdonald.
3 e » Ney. 6' » Marmont. 9 e » Bavarois. 12 e » Oudinot.
Outre cela, Augereau organisait, à Wurlzbourg, une petite armée de 5 divisions d’infanteriepour observer l’Autriche et maintenir la Bavière ; les bataillons y arrivèrent dans le courant desmois de juin et juillet. L’armée, qui devait agir sous les ordres immédiats de l’Empereur, était