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HISTOIRE DE L’ARMÉE
un moyen de compensation pour obtenir de l’Angleterrela restitution de nos colo-nies. Mais lorsque ,'e plénipotentiaire chargé de transmettre ces dernières conces-sions arriva au congrès, l’armistice était expiré depuis quelques heures... L’A utri-che s’empressa de déclarer qu’il était trop tard et qu’elle adhérait à la coalition 1
Les hostilités durent donc, malgré les désirs bien manifestes de Napoléon ,recommencer sur-le-champ. La déclaration de guerre de l’Autriche coalisée futremise, le 12 août, au duc de Rassano. L’armistice avait été dénoncé deuxjours auparavant.
L’initiative du cabinet viennois compromettait notre ligne d’opération dansles environs de Dresde , ville que l’Empereur avait voulu couvrir du côté de laBohème; il avait construit d’importans travaux près de Pyrna et sur l’Elbe , ets’était fortifié partout où flottaient nos couleurs. Son armée était ainsi distri-buée : les 4% 7 e et 12 e corps, ainsi que le 3 e de cavalerie, étaient concentrésdans les environs de Dahme. Cette armée était destinée à agir contre le princeroyal de Suède . Les 3 e , 5° et 1 I e corps, présentant un effectif de 100,000hommes placés sous le commandement de Ney, occupaient la Silésie, opposésà 130,000 alliés qui s’y étaient réunis. Les 1 er , 2° et 8 e corps, les 1" et 4 e decavalerie, ensemble 70,000 hommes, occupaient les environs de Zittau . Le14° corps, fort de 17,000, et commandé par le maréchal Gouvion Saint-Cyr,campait à Pyrna, couvrant ainsi Dresde . La garde était dans cette ville avecl’Empereur.
L’armée autrichienne avait son quartier général à Prague , où l’empereurd’Autriche arriva le 15, bientôt rejoint par le roi de Prusse. La coalition, quipréparait ses trames de longue date, était parvenue à mettre sous les armesplus de 800,000 combattants. L’Angleterre fournissait des subsides et des mu-nitions de toute espèce. Bernadotte était armé par elle; les landwehrs alle-mandes en avaient reçu 400,000 fusils et 100,000 sabres.
Les forces que l’Empereur avait à opposer à ces masses ne s’élevaient pasau-delà de 312,000 hommes prêts à marcher, et à 400,000, si l’on comptait lesgarnisons des places fortes, et quelques contingents d’alliés qui n’offraient déjàplus qu’un concours douteux. Les Polonais seuls semblaient inébranlables dansleur fidélité, assez mal récompensée plus tard, il faut tout dire (1).
(1) Voici, suivant les documents officiels, quelle était la composition de cette armée:Infanterie: 1 er corps sous les ordres du général Vandamme, 20,000 hommes.
2 e corps3« corps4 e corps5' corps6» corps7' corps8 e corps9 e corps10° corps11 e corps12' corps
maréchal Victor ,maréchal Ney,général Bertrand,général Lauriston,maréchal Marmont,général Reynier,prince Poniatowsky,maréchal Augereau , 1général Rapp,maréchal Macdonald,maréchal Oudinot,
20,000
25,000
20,000
20,000
15,000
20,000
10,000
ils devaient rejoindreplus tard.20,000 hommes.20,000