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Tome quatrième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. !»t

dclle dAnvers . Quelques mots indispensables sur les moi ifsde cette expédition.

Les Relies, leur révolution accomplie, avaient élu pour leur roi le jeunedue de Nemours. Le roi Louis-Philippe ne ratifia point cette élection, et leprince Léopold de Saxc-Cobourg fut définitivement appelé au trône du jeuneEtat émancipé. Tous les efforts de la diplomatie ne purent conjurer la guerreimminente entre la Hollande et la Belgique , guerre qui éclata à loccasion durefus fait par la première de se retirer de la citadelle dAnvers qui commande laville, et des forts qui gardaient lEscaut, ce qui constituait, si lon peut dire,une anomalie physique, puisque depuis longtemps déjà la ville dAnvers étaitau pouvoir des Belges.

La citadelle dAnvers est une construction du fameux duc dAlbe, au x\Tsiècle. Elle passe pour une des (dus fortes de lEurope . Elle commande la na-vigation de lEscaut, qui, large et profond, la garde à lest, tandis quà louestelle est protégée par un ouvrage avancé quon nomme la Tête de Flandre . Ducôté de la terre, plusieurs forts, parmi lesquels la Lunette Saint-Laurent, ladéfendent de toute approche, et les eaux du lleuve remplissent ses fossésdune eau quon y retient avec des écluses, lors du reflux.

Au moment commencèrent les hostilités sur ce point (novembre 1832),la garnison de la citadelle était forte de 1,000 hommes commandés par le gé-néral Chassé , vieil officier de courage et dexpérience, qui était résolu de ré-sister jusquà la dernière extrémité. Une flottille de canonnières hollandaises,mouillée dans le lleuve, contribuait aux moyens de la défense, en gardantla Tête de Flandre .

Le sol politique européen avait reçu une assez vive secousse de la révolu-tion accomplie par la France en 1830. Dans la prévision de complicationsdans les événements de la guerre, la Hollande avait pris soin de mettre sonarmée sur pied, en y ajoutant la landsturm. De son côté, la Prusse envoyait uncorps dobservation sur la Meuse, ce qui avait décidé la France à rassemblerune armée de réserve sur la Moselle , armée toute prête à appuyer au besoincelle du Nord chargée de prendre la citadelle dAnvers , à défaut des Belgesempêchés parla diplomatie. «Ainsi, dit une relation contemporaine, sur lasurface relativement si étroite qui sétend du Rhin à la Moselle et à la Merdu Nord , surface qui ne compte guère que deux degrés géographiques,on voyait llotter les bannières de quatre nations qui semblaient prêtes à sen-trechoquer : 120,000 Hollandais impatients de reprendre le. beau pays dont, lecongrès de Vienne les avait dotés, 100,000 Belges mécontents des ordres di-plomatiques qui leur défendaient den finir à eux seuls avec la Hollande, 80,000Prussiens sur le Rhin, 70,000 Français en Belgique ; enfin , sur la Moselle ,30,000 autres Français attendant des adversaires. Tout compté, ce coin ducontinent renfermait 400,000 hommes, partagés par parties égales entre lesdeux principes politiques qui se disputaient lEurope . »

Voici la composition de lannée du Nord , commandée en chef par le ma-réchal Gérard, ayant pour chef détat-major général le général Saint-Cyr Nu-gues, Ces 70,000 hommes étaient ainsi divisés :