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Tome quatrième.
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ET I)E TOUS LES RÉGIMENTS. 37!)

de U Assemblée et de la bourgeoisie? En disant que la garde nationale devaitattaquer les barricades, il nignorait pas que la garde nationale renfermai!dans ses cadres la population entière de Paris . Or, une insurrection qui sé-tendait, à son début, dans six faubourgs, devait nécessairement entraîneravec elle une grande quantité de gardes nationaux ou paralyser laction detous les esprits flottants et irrésolus. Cest ce qui arriva, et, à lexceptiondune minime fraction des première, deuxième et troisième légions,malgré la générale qui suivit le rappel, la garde nationale ne se montralias. On a tenté de contester cette hésitation, après le triomphe; mais ladissolution ultérieure de trois légions et dun grand nombre de compagniesla confirma. Il est certain que si, dès le matin, au premier appel du tambour,toute la milice citoyenne se fût rendue à ses lieux'habituels de réunion,dans scs quartiers respectifs, le mouvement eût été comprimé. 11 nen estpas moins évident que les plus simples démonstrations du pouvoir militaireleussent empêché de prendre le caractère de gravité quil atteignit. »

A cette page, il est nécessaire dajouter la suivante, écrite par celui- mêmequi eut des ordres ou des conseils à donner au général Cavaiguac. Plustard, nous le répétons, nous reproduirons ce quil sera équitable dy pren-dre, dans le plaidoyer par lequel le chef du nouveau pouvoir exécutif sutsi habilement se défendre (séance du 25 novembre), lorsque les accusationsdont il était lobjet se produisirent à la tribune même : .

« Le gouvernement avait quitté le Luxembourg pour se rapprocher de.lAssemblée nationale et pour la couvrir. Il sétait établi à la fois en conseilet en camp, avec le général Gavaignac; dans le logement du président delAssemblée, pendant que le rappel appelait aux armes une garde nationalede 200,000 hommes dix fois suffisante pour contenir ces pelotons de séditieuxet pour effacer du sol leurs fortifications. Mais il faut le dire à lhumiliationde cette journée et à linstruction de lavenir, les gardes nationaux ne répon-dirent lias dabord en masse assez décisive à lappel du gouvernement. Leurlenteur, leur mollesse, leur inertie dans quelques quartiers laissèrent lesrues à la sédition. Ils voyaient sélever dun œil impassible ces journéespendant lesquelles les généraux, les gardes nationaux délite, les soldats, lesgardes mobiles surtout, les représentants et larchevêque de Paris lui-mêmeversèrent leur sang, couvrirent leur patrie de deuil cl leur nom de gloire.Négrier, Duvivier, Lamoricière, Bedeau, Bréa, Bixio , Dornès, Lafontaine,Lebreton, Fouclicr, Lcfrançois et tant dautres ont marqué dune facile deleur généreux sang les pages lhistoire retrouvera leur dévouement. Jene dirai que ee que jai vu.

« Dès le milieu du jour, les troupes prévenues de si loin, et appelées de-puis si longtemps, paraissaient manquer. A chaque minute des citoyens,îles maires, des aides-de-camp, des représentants, accouraient au siège dugouvernement; introduits auprès du général, ils imploraient des renfortspour défendre ou reconquérir les différents quartiers quils représentaient.Le général ne pouvait donner ce quil navait pas. Lamartine et ses collègues,