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Tome vingt-unieme.
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64 Paix d’ U t r e c ii t.

Ainsi on prenait pour l’agrandir sur la maison deBourbon.

On donnait aux Hollandais une barrière consi-dérable qu’ils avaient toujours désirée ; 8c si l’ondépouillait la maison de France de quelques domainesen faveur du duc de Savoie, on prenait en effet furla maison d’Autriche de quoi satisfaire les Hollan-dais , qui devaient devenir à ses dépens les conser-vateurs 8c les maîtres des plus fortes villes de laFlandre. On avait égard aux intérêts de la Hollandedans le commerce ; on stipulait ceux du Portugal.

On réservait à l’empereur la souveraineté deshuit provinces 8c demie de la Flandre espagnole , 8cle domaine utile des villes de la barrière. On luiassurait le royaume de Naples 8c la Sardaigne, avectout ce qu’il possédait en Lombardie , 8c les quatreports fur les côtes de la Toscane. Mais le conseilde Vienne se croyait trop lésé, 8c ne pouvait sous-crire à ces conditions.

A l’égard de l’Angleterre , fa gloire 8c ses intérêtsétaient en fureté. Elle fêlait démolir 8c combler leport de Dunkerque , objet de tant de jalousies.L’Espagne la laissait en possession de Gibraltar 8c del’île Minorque. La France lui abandonnait la baied’Hudson , l’île de Terre-Neuve 8c l’Acadie. Elleobtenait pour le commerce en Amérique des droitsqu’on ne donnait pas aux Français , qui avaientplacé Philippe V fur le trône. II faut encore compterparmi les articles glorieux au ministère anglais ,d’avoir fait consentir Louis XIV à. faire sortir deprison ceux de ses propres sujets qui étaient retenus

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