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Tome vingt-unieme.
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Bienfaits.

des lettres deM. Colbert , par lesquelles il leur mandaitque si le roi n’était pas leur souverain, il les priaitd’agréer qu’il fût leur bienfaiteur. Les expressionsde ces lettres étaient mesurées íur la dignité despersonnes ; Sc toutes étaient accompagnées, ou degratifications considérables, ou de pensions.

Parmi les Français , on fut distinguer Racine ,Quinault , Fléchier depuis évêque de Nîmes, encorefort jeunes ; ils eurent des présens. II est vrai queChapelain 8c Colin eurent des pensions ; mais c étaitprincipalement Chapelain que le ministre Colbert avaitconsulté. Les deux hommes , d’ailleurs si décriéspour la poésie, n étaient pas fans mérite. Chapelainavait une littérature immense; 8c ce qui peut sur-prendre , c’est qu’il avait du goût, 8c qu’il était undes critiques les plus éclairés. II y a une grandedistance de tout cela au génie. La science 8c l’espritconduisent un artiste, mais ne le forment en aucungenre. Personne en France n’eut plus de réputationde son temps que Ronsard 8c Chapelain. C’est qu’onétait barbare dans le temps de Ronsard , 8c qu’àpeine on sortait de la barbarie dans celui de Chapelain.Cojlar, le compagnon d’étude de Balzac 8c de Voiture ,appelle Chapelain le premier des poètes héroïques.

Boileau n’eut point de part à ces libéralités ; iln’avait encore fait que des satires ; 8c l’on fait que sessatires attaquaient les mêmes savans que le ministreavait consultés. Le roi le distingua quelques annéesaprès, fans consulter personne.

Maison bâtie Les présens faits dans les pays étrangers furentfa libéralités! si considérables que Viviani fit bâtir à Florence unemaison des libéralités d t Louis XIV. II mit en lettres

d’or