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Tome vingt-unieme.
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B U S S Y.

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l’esprit ce goût Sc cette élévation du roi ; il s’yprêtait avec zèle , 8c était loin de lui inspirer ce quela nature donne.

On ne voit pas , après cela , fur quel fondementquelques écrivains ont reproché l’avarice à cemonarque. Un prince, qui a des domaines absolu-ment séparés des revenus de l’Etat, peut être avarecomme un particulier ; mais un roi de France, quin’est réellement que le dispensateur de l’argent deses sujets , ne peut guère être atteint de ce vice.Inattention 8c la volonté de récompenser peuventlui manquer ; mais c'eft ce qu’on ne peut reprocherà Louis XIV.

Dans le temps même qu’il commençait à encou-rager les talens par tant de bienfaits , l'u sage quele comte de Bujfy fit des siens fut rigoureusementpuni. On le mit à la bastille en 1665. L eS Amoursdes Gaules furent le prétexte de fa prison. La véritablecause était cette chanson, où le roi était trop com-promis , Sc dont alors on renouvela le souvenir,pour perdre Bujfy à qui on l'imputait :

Que Déodatus est heureuxDe baiser ce bec amoureux,

Qui d’une oreille à l'autre va !

Alléluia.

Ses ouvrages n’étaient pas assez bons pour com-penser le mal qu’ils lui firent. II parlait purementfa langue : il avait du mérite, mais plus d’amour-propre encore ; Sc il ne se servit guère de ce mériteque pour se faire des ennemis. Louis XIV aurait