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Tome vingt-unieme.
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128 Empoisonne m en s.

démêlés , la mort naturelle de cette malheureuseprincesse. (12)

Origine des Le qui conhrma le public dans le soupçon de

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poiiònne- poison, c eit que vers ce temps on commença a con-mens dont on na ît re ce crime en France. Onn’avait point employéaiors. aSmt cette vengeance des lâches dans les horreurs de la

guerre civile. Ce crime, par une fatalité singulière,infecta la France dans le temps de la gloire 8 c des

{12) Dans un recueil de pièces extraites du porte feuille de M. Duclos Scimprimées en 17 81, on trouve qu’un maître d’hôtel de Monsieur nommé Morelavait commis ce crime , qu’il en fut soupçonné, que Louis XIV le fit amenerdevant lui, que Payant menacé de le livrer à la rigueur des lois s’il ne disaitpas la vérité, 8c lui ayant promis la liberte8cla vie s’il avouait tout), Morelavoua son crime; que le roi lui ayant demandé si Monsieur était instruit dccet horrible complot, Morel lui répondit : Aon, il rìy aurait point consenti .M. de était instruit de cette anecdote, mais il n’a jamais voulu paraître

croire à aucun empoisonnement, à moins qu’il ne fût absolument impossibled'en nier la réalité. Dans le même ouvrage que nous venons de citer, ondonne pour garant de cette anecdote mademoiselle de la Chausserait, amiesubalterne de madame de Maintenon . On a demandé comment 40 ans aprèscet événement Louis XIV aurait confié des détails si affiigeans á fe rappeleraune personne qui n'avait 8: ne pouvait avoir avec lui aucune liaison intime.Mais mademoiselle de la Chaufferait expliquait elle-même cette dirficulté.Elle racontait que se trouvant seule avec lc roi chez madame de Maintenonqui était sortie pour quelques moraens, Louis XIV laissa échapper desplaintes fur les malheurs où il s'était vu condamne ; elle attribuaitees plaintesaux revers de la guerre de la succession 8c cherchait à le consoler. Aon, dit leroi, Cefi dans ma jeunesse, c'cst au milieu de mes succès que fat éprouvé les plusgrands malheurs ; 8t il cita la mortde AWamr. Mademoiselle de la Chaufferaitrépondit par un Heu commun de consolation. Ah, Mademoiselle, dit le roi ,ce iCefi point cette mort, ce sont ses affreuses circonsancesque je pleure; Sc il se tut.Peude temps après madame d cMainlenon rentra, au bout de quelques momensde silence ; le roi s'approcha de mademoiselle de la Chaufferait 8c lui dit :foicommis une indiscrétion que je me reproche ; ce qui tries échappé a pu vous donnerdes soupçons contre mon frère d f ils feraient injustes ; je ne puis les dissiper que parune confidence entière: 8c alors il lui raconta ce qu’on vient de Ure. Nous avonsappris ces détails d‘un homme très-digne de foi, qui les tient immédiate-ment des personnes qui avaient avec mademoiselle dc la Chausserait les rela-tions les plus intimes.