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Tome vingt-unieme.
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1 3 4 Luxembourc.

le second jour, 8c on le laissa ensuite cinq semainesentières fans continuer son procès ; injustice cruelleenvers tout particulier, 8c plus condamnable encoreenvers un pair du royaume. II voulut écrire au marquisd zLouvois pour s’en plaindre, on ne le lui permit pas.11 fut enfin interrogé. On lui demanda s’il n’avait pasdonné des bouteilles de vin empoisonnées pour fairemourir le frère de la Dupin, 8c une fille qu'il entre-tenait.

II paraissait bien absurde qu’un maréchal de France,qui avait commandé des armées, eût voulu empoi-sonner un malheureux bourgeois 8c fa maîtresse fanstirer aucun avantage d’un si grand crime.

Enfin , on lui confronta le Sage 8c un autre prêtrenommé á'Avaux , avec lesquels on l’accusait d’avoîrfaitdes sortilèges pour faire périr plus d une personne.

Tout son malheur venait d’avoir vu une fois1eSage, 8c de lui avoir demandé des horoscopes.

Parmi les imputations horribles qui lésaient labase du procès, le Sage dit que le maréchal duc deLuxembourg avait fait un pacte avec le diable, afin depouvoir marier son fils à la fille du marquis de Louvois.L accusé répondit : Quand, Matthieu de Montmorenciépousala veuve de Louis le gros , il ne s'adressa point au diable,mais aux Etats-gènéraux, qui déclarèrent que pour acquérirau roi mineur l'appui des Montmorencis , il fallait fairece mariage.

Cette réponse était fière, 8c n’était pas d’un cou-pable. Le procès dura quatorze mois. 11 n’y eut dejugement ni pour ni contre lui. La Voisin, la Vigoureux8c son frère le prêtre, qui s’apptlait aussi Vigoureux,