SORTILEGES. 1ZZ
furent brûlés avec le Sage à la grève. Le maréchalde Luxembourg alla quelques jours à la campagne,
Sc revint ensuite à la cour faire les fonctions decapitaine des gardes , fans voir Louvois , 8c fans quele roi lui parlat de tout ce qui s’était passé.
Nous avons vu comment il eut depuis le com-mandement des armées qu il ne demanda pas, 8cpar combien de victoires il imposa silence à sesennemis.
On peut juger quelles rumeurs affreuses toutesces accusations excitaient dans Paris. Le supplicedu feu, dont la Voisin Sc ses complices furent punis ,mit sin aux recherches 8c aux crimes. Cette abomi-nation ne fut que le partage de quelques particuliers,
8c ne corrompit point les moeurs douces de la nation :mais elle laissa dans les esprits un penchant funesteà soupçonner, des morts naturelles d avoir étéviolentes.
Ce qu’on avait cru de la destinée malheureuse de ° n c ™ f Ia
^ ^ reine d Espa-
M me Henriette d'Angleterre , on le crut ensuite de gne, nièce desa fille Marie-Louise , qu’on maria en i 6 7 q au roi Lou,S s 11 ’
J 1 _ 1 empouonnee
d’Espagne Charles II. Cette jeune princesse partit àregret pour Madrid. Mademoiselle avait souvent dità Monfieur , frère du roi : jVe menez pas fi souventvotre fille à la cour , elle sera trop malheureuse ailleurs.
Cette jeune princesse voulait épouser Monseigneur.
Je vous sais reine d Espagne , lui dit le roi, que pourrais-je de plus pour ma fille ? 1, Ah! répondit-elle . vousj» pourriez plus pour votre nièce. »» Elle fut enlevéeau monde en 168g , au même âge que fa mère.
II passa pour constant que le conseil autrichiende Charles II voulait se défaire d’elle, parce qu’elle
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