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Tome vingt-unieme.
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M ME DE M A I N T E N O N. 1 49

Sc de cabale ; beaucoup plus occupée de complaireà celui qui gouvernait que de gouverner, Sc ména-geant son crédit en ne l’employant qu’avec unecirconspection extrême. Elle ne profita point de saplace pour faire tomber toutes les dignités Sc tousles grands emplois dans fa famille. Son frère, lecomte d 'Aubigné, ancien lieutenant-général. ne futpas même maréchal de France. Un cordon bleu,Sc quelques parts secrètes [b) dans les fermes géné-rales furent fa feule fortune ; aussi disait-il aumaréchal de Vivonnc , frère de M me de Montejpan , qu’z/avait eu son bâton de maréchal en argent comptant.

Le marquis de Villette son neveu , ou son cousin,ne fut que chef-d’efcadre. M me de Cailus, fille de cemarquis de Villette, n’eut en mariage qu une pensionmodique donnée par Louis XIV. M me de Maintenon,en mariant fa nièce d’ Aubigné au fils du premiermaréchal de JVoailles, (c) ne lui donna que deuxcents mille francs : le roi fit le reste. Elle n’avaitelle-même que la terre de Maintenon qu’elle avaitachetée des bienfaits du roi. Elle voulut que le publiclui pardonnât son élévation en faveur de son désin-téressement. La seconde femme du marquis de Villette,depuis M me de Bolingbroke, ne put jamais rien obtenir

( b ) Voyez les lettres à son frère. ,, Je vous conjure de vivre commodé-,, ment, S: de manger les dix-huit mille francs de Fassaire que nous avons,, faite : nous en ferons d’autres. ,,

(c) Le compilateur des mémoires de madame de Maintenon dit, tom, IV,pag. 200. Rousseau , vipère acharnée contre ses bienfaiteurs , fit des coupletssatiriques contre le maréchal de Noailles . Cela n'est pas vrai : il ne faut calom-nier personne. Rousseau , très-jeune alors , ne connaissait pas le premiermaiéchal de Noailles. Les chansons satiriques dont il parle étaient d’ungentilhomme nommé de Cabanac , qui les avouait hautement.

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