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Tome vingt-unieme.
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de Louis XIV. iLg

son époux. Le monde sait comme toutes ces espé-rances furent trompées. Ce fut le fort de Louis XIV Louis xivde voir périr en France toute fa famille par des p re sque toutemorts prématurées, fa femme à quarante-cinq ans, l»àUl-.son 61s unique à cinquante ; (z) 8 c un an après quenous eûmes perdu son 61s , nous vîmes son petit-61s le dauphin duc de Bourgogne, la dauphine fafemme , leur 61s aîné le duc de Bretagne , portés àS 1 Denis au même tombeau au mois d’avril 1712 ;tandis que le dernier de leurs enfans , monté depuisfurie trône, était dans son berceau aux portes de lamort. Le duc de Berri, frère du duc de Bourgogne,les suivit deux ans après ; 8 c fa 611e, dans le mêmetemps , p alfa du berceau au cercueil.

Ce temps de désolation laissa dans les cœursune impression 6 profonde, que , dans la minorité deLouis XV, j'ai vu plusieurs personnes , qui ne par-laient de ces pertes qu’en versant des larmes. Le plusà plaindre de tous les hommes , au milieu de tant

fi ) L’auteur des mémoires de madame de Mainlcnon , tom. IV , dan*un chapitre intitule Mademoiselle Choin, dit que Monseigneur fut amoureuxd’une de ses propres sœurs , & qu'il épousa ensuite mademoiselle Choin. Cescontes populaires sont reconnus pour faux chez tous les honnêtes gens.Il faudrait être non-seulement contemporain , mais être muni de preuvespour avancer de telles anecdotes. II n’y a jamais eu le moindre indice queMonseigneur eût épousé mademoiselle Choin. Renouveler ainsi, au boutde soixante ans, des bruits de ville, íi vagues, si peu vraisemblables, sidécries , ce n'est point écrire l’histoire, c’est compiler au hasard des scan-dales pour gagner de l’argent. Sur quel fondement cet écrivain a-t-il le frontd'avancer, pag. 244 , que madame la duchefle de Bourgogne dit au princeson époux Si jetais morte , auriez-vous fait le troisième tome de votre famille ?II fait parler Louis XIV , tous les princes, tous les ministres , commes’il les avait écoutés. On trouve peu de pages dans ces mémoires qui ne soientrempliet d« ces mensonges hardis qui soulèvent tous les honnêtes gens.