16c> Mortalité en France.
' de morts précipitées, était celui qui semblait devoir
hériter bientôt du royaume.
Soupçonsde Les mêmes soupçons , qu’on avait eus à la mortiomnìès^" ^ ac ^ ame 8c à. celle de Marie-Louise reine d’Espagne,se réveillèrent avec une fureur singulière. L’excèsde la douleur publique aurait presque excusé lacalomnie, si elle avait été excusable. II y avait dudélire à penser qu'on eût pu faire périr par uncrime tant de personnes royales, en lailíant vivre leseul qui pouvait les venger. La maladie qui emportale dauphin duc de Bourgogne , sa femme 8c sonfils , était une rougeole pourprée épidémique. Ce malsit périr à Paris en moins d’un mois plus de cinqcents personnes. M. le duc de Bourbon , petit-fils duprince de Condé , le duc de la Trimouìlle , M me dela Vrillière , M rae de Lijlenai , en furent attaqués à lacour. Le marquis de Gondrin , fils du duc d 'Antin ,en mourut en deux jours. Sa femme, depuis com-tesse de Toulouse , fut à l’agonie. Cette maladieparcourut toute la France. Elle fit périr en Lorraineles aînés de ce duc de Lorraine François , destinéà être un jour empereur 8c à relever la maisond’Autriche.
Cependant ce fut assez qu’un médecin nomméBoudin , homme de plaisir , hardi 8c ignorant, eûtproféré ces paroles : ,, Nous n’entendons rien à de,, pareilles maladies : c'en fut assez , dis-je, pourque la calomnie n’eût point de frein.
Philippe duc d Orléans neveu de Louis XIV avaitun laboratoire , 8c étudiait la chimie , ainsi quebeaucoup d’autres arts : c’était une preuve fansrépliqué. Le cri public était affreux ; il faut en avoir
été