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Tome vingt-unieme.
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Finances. y 227

Colbert , pour fournir à la fois aux dépenses des Colícrt neguerres , des bâtimens Sc des plaisirs , fut obligé de j^'bien^qu’íirétablir vers l'an 1672 ce qu'il avait voulu d’abord veut>abolir pour jamais ; impôts en parti, rentes , chargesnouvelles , augmentations de gages ; enfin ce qui sou-tient l’Etat quelque temps, 8c l’obère pour des siècles.

II fut emporté hors de ses mesures ; car , partoutes les instructions qui restent de lui , on voitqu’il était persuadé que la richesse d’un pays neconsiste que dans le nombre des habitans , la culturedes terres , le travail industrieux 8c le commerce :on voit que le roi , possédant très-peu de domainesparticuliers , 8c n’étant que l’administrateur desbiens de ses sujets , ne peut être véritablementriche que par des impôts aisés à percevoir Sc éga-lement répartis.

II craignait tellement de livrer l’Etat aux traitans Traítans.que, quelque temps après la dissolution de la chambrede justice , qu’il avait fait ériger contr’eux , il fitrendre un arrêt du conseil , qui établissait la peinede mort contre ceux qui avanceraient de l’argentsur de nouveaux impôts. II voulait, par cet arrêt

qui font le seul moyen de prévenir l’efFet des mauvaises récoltes générales ,

8c le commerce dont ['activité peut íèule remédier aux disettes locales. Oncroyait faire du bien au peuple , en fesant baisser les prix pour quelquesinstans 8c dans quelques villes ; cependant on décourageait la culture8c par conséquent on rendait la denrée plus rare 8c dès-lors constammentplus chère. De ce qu’en examinant les prix des marchés 8c Tabondancequi y règne , on peut dans un commerce libre juger de l’abondanceréelle de la denrée , on croyait pouvoir en juger dans un commerce gênépar des réglemens : de-là l’uíage de ces permissions particulières le plussouvent achetées par des gens avides , 8c dont l’effet est toujourscontraire au but qu'ont, ou disent avoir , ceux qui les accordent.

Observons enfin que c’est surtout dans les temps de disette que les loisprohibitives font dangereuses ; elles augmentent le mal 8c ôtent les reíïòurces.

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