294 Clergé.
Les abus servent de lois dans presque toute laterre ; 8c si les plus sages des hommes s’affemblaientpour faire des lois , où est l'Etat dont la formesubsistât entière ?
usage du Le clergé de France observe toujours un usage
ciergé clins onéreux pour lui, o u and il pave au roi un don
les subsides, 1 \ . 1 ' ,
gratuit de plusieurs millions pour quelques annees.II emprunte ; 8c après en avoir payé les intérêts,il rembourse le capital aux créanciers : ainsi il payedeux fois. II eût été plus avantageux pour l’EtatSc pour le clergé en général, Sc plus conforme à laraison , que ce corps eût subvenu aux besoins dela patrie , par des contributions proportionnées àla valeur de chaque bénéfice. Mais les hommesfont toujours attachés à leurs anciens usages. L estpar le même esprit que le clergé , en s’alsemblanttous les cinq ans, n’a jamais eu , ni une salle d’as-semblée , ni un meuble qui lui appartînt. II estclair qu’il eût pu , en dépensant moins , aider leroi davantage , 8c se bâtir dans Paris un palais quieût été un nouvel ornement de cette capitale.
Anciennes Les maximes d u clergé de France n’étaient pas
maximes du ., , ......
dci-oe, encore cntieremcnt epurees, dans ia minorité de
à ses opinions générales. II est ici. très-savorable au clergé. Cependantil résulte de cette évaluation, portée seulement à quatre-vingt-dix millions ,que rimpôt clés vingtièmes mis fur le clerçé , comme iì l est fur les parti-culiers , produirait dix millions, somme sort au-dessus de celle où montentles dons gratuits évalués en annuités. Cette même évaluation, en la sup-posant aussi exacte que celle qui a servi à rétablissement des vingtièmes ,ne porterait la mastc des biens du clergé qu à environ un huitième dc latotalité des biens du royaume. Cependant il y a des cantons très-étendusoù la dixmc feule est pour la plus grande partie dc terres environ uncinquième du produit net ; 3: dans cçs mêmes cantons lç clergé a des pos-sédions immenses
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