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Tome vingt-unieme.
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Clergé. 295

Louis XIV, du mélange que la ligue y avait apporté.On avait vu dans la jeunesse de Louis XIII 8c dansles derniers états tenus en 1 6 14 la plus nombreusepartie de la nation, qu’on appelle le tiers-état, 8cqui est le fond de l’Etat, demander en vain avecle parlement, qu’on posât pour loi fondamentale ,55 qu’aucune puissance spirituelle ne peut priver les55 rois de leurs droits sacrés, qu’ils ne tiennent que55 de Dieu seul; 8c que c’est un crime de lèse-55 majesté au premier chef d’enseigner qu’on peut55 déposer 8c tuer les rois. 55 C’est la substance enpropres paroles de la demande de la nation. Ellefut faite dans un temps où le sang de Henri legrand fumait encore. Cependant un évêque deFrance, né en France, le cardinal du Perron , s’op-pofa violemment à cette proposition, fous prétexteque ce n’était pas au tiers-état à proposer deslois fur ce qui peut concerner l’Eglise. Que ne fesait-il donc avec le clergé ce que le tiers-état vou-lait faire ? mais il en était si loin qu’il s’emportajufqu’à dire , 55 que la puissance du pape était55 pleine, plénistìme, directe au spirituel, indirecte55 au temporel , Sc qu’il avait charge du clergé de55 dire qu’on excommunierait ceux qui avanceraient55 que le pape ne peut déposer les rois. 55 On gagnala noblesse , on fit taire le tiers-état. Le parlementrenouvela ses anciens arrêts , pour déclarer lacouronne indépendante 8c la personne des roissacrée. La chambre ecclésiastique , en avouant quela personne était sacrée , persista à soutenir que lacouronne était dépendante. C’était le même espritqui avait autrefois déposé Louis le débonnaire. Cet

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