304 Eglise.
La France quoi séparer à jamais l’Eglise de France de celle deséparer & de R° me - On avait parlé sous le cardinal de Richelieu 8cRome. fous Mazarin de faire un patriarche. Le vœu de tousles magistrats était qu’on ne payât plus à Rome le tri-but des annates; que Rome ne nommât plus, pendantsix mois de l’année , aux bénéfices de Bretagne ; queles évêques de France ne s’appelaífent plus évêquespar la permission du S t Siège. Si le roi l’avait voulu,il n’avait qu’à dire un mot ; il était maître de rassem-blée du clergé, 8c il avait pour lui la nation. Romeeût tout perdu par finflexibilité d’un pontife vertueux,qui seul de tous les papes de ce siècle ne savait pass’accomoder au temps. Mais il y a d’anciennes bornesqu’on ne remue pas fans de violentes secousses. IIfallait déplus grands intérêts, de plus grandes passions8c plus d’effervescence dans les esprits pour rompretout d’un coup avec Rome ; 8c il était bien difficilede faire cette scission , tandis qu’on voulait extirperle calvinisme. On crut même faire un coup hardi ,Lcì quatre lorsqu’on publia les quatre fameuses décisions de lapropoimons. m ^ me a {f em f4ée du clergé en 1682 , dont voici lasubstance :
1. Dieu n’a donné à Pierre $z à ses successeursaucune puissance ni directe ni indirecte fur les chosestemporelles.
2. L’Eglise gallicane approuve le con ci le de Confiance,qui déclare les conciles généraux supérieurs au papedans le spirituel.
3. Les règles, les usages , les pratiques reçues dansle royaume 8c dans l’Eglise gallicane doivent demeurerinébranlables.
A •