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Tome vingt-unieme.
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DU CALVINISME. 3 13

dangereuse: il n’en reste que quelques faibles rejetonsignorés dans les rochers qui les renferment. On ne vit Pourquopoint les luthériens 8c les calvinistes causer de grands etabh< * entroubles en France fous le gouvernement ferme deFrançois I 8c de Henri II. Mais dès que le gouverne-ment fut faible 8c partagé, les querelles de religionfurent violentes. Les Condé 8c les Coligni , devenuscalvinistes parce que les Guise étaient catholiques ,bouleversèrent l’Etat à f envi. La légèreté 8c l’impétuo-sité de la nation, la fureur de la nouveauté 8c f enthou-siasme , firent pendant quarante ans du peuple leplus poli un peuple de barbares.

Henri IV, né dans cette secte qu’il aimait fans êtreentêté d’aucune, ne put, malgré ses victoires 8c sesvertus, régner fans abandonner le calvinisme : devenucatholique , il ne sut pas assez ingrat pour vouloirdétruire un parti si long-temps ennemi des rois , maisauquel il devait en partie fa couronne ; 8c s’il avaitvoulu détruire cette faction , il ne saurait pas pu.

II la chérit, la protégea 8c la réprima.

Les huguenots en France lésaient alors à peu prèsla douzième partie de la nation. II y avait parmi euxdes seigneurs puissans : des villes entières étaient pro-testantes. Ils avaient fait la guerre aux rois : on avaitété contraint de leur donner des places de fureté :

Henri III leur en avait accordé quatorze dans le seulDauphiné ; Montauban, Nîmes dans le Languedoc ;

Saumur 8c surtout la Rochelle , qui fêlait une répu-blique à part , 8c que le commerce 8c la faveur def Angleterre pouvaient rendre puissante. Enfin Henri IVsembla satisfaire son goût, fa politique 8c même son Edit dedevoir, en accordant au parti le célébré édit de Nantes Nantes.