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Conversions. 321
les regardait, non fans quelque raison , comme d’an-ciens révoltés soumis avec peine. II s’appliqua d'abordà miner par degrés de tous côtés l’édifice de leurreligion : on leur ôtait un temple fur le moindreprétexte : on leur défendit d’époufer des filles catho-liques ; & en cela on ne fut pas peut-être assezpolitique : c’était ignorer le pouvoir d’un sexe, quela cour pourtant connaissait si bien. Les intendans8c les évêques tâchaient , par les moyens les plusplausibles , d’enlever aux huguenots leurs enfans.
Colbert eut ordre en 1681 de ne plus recevoir aucunhomme de cette religion dans les fermes. On lesexclut, autant qu’on le put , des communautés desarts ò métiers. Le roi, en les tenant ainsi fous le joug,ne l’appcfantissait pas toujours. On défendit par desarrêts toute violence contr’eux. On mêla les insinua-tions aux sévérités ; 8c il n’y eut alors de rigueurqu’avec les formes de la justice.
On employa surtout un moyen souvent efficacede conversion ; ce fut l’argent : mais on ne fit pasassez d’ufage de ce ressort. Pélijfon fut chargé de ceministère secret. C’est ce même Pélijfon long-tempscalviniste , si connu par ses ouvrages, par une élo-quence pleine d’abondance , par son attachementau surintendant Fouquet , dont il avait été le premiercommis , le favori 8c la victime. II eut le bonheurd’être éclairé 8c de changer de religion dans un temp£où ce changement pouvait le mener aux dignités 8cà la fortune. II prit f ha bit ecclésiastique, obtint desbénéfices Sc une place de maître des requêtes. Leroi lui confia le revenu des abbayes de S t Germain-des-Prés 8c de Cluni , vers Tannée 1677, avec ^ es ^
Siècle de Louis XIV. Tom. II. X
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