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Tome vingt-unieme.
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AVEC LES ClVENOIS. 341

liauísa les épaules. Cavalier, observé parle ministère,craignit , Sc se retira en Piémont. De là il passa enHollande & en Angleterre. II fit la guerre en Espagne,

Sc y commanda un régiment de réfugiés français àla bataille d’Almanza. Ce qui arriva à ce régimentsert à prouver la rage des guerres civiles , Sc combienla religion ajoute à cette fureur. La troupe de Cavalierse trouva opposée à un régiment français. Dès qu’ilsse reconnurent, ils fondirent l'un sur l’autre avec la Fureur Cbaïonnette sans tirer. On a déjà remarqué que la ^àrc.baïonnette agit peu dans les combats. La contenancede la première ligne composée de trois rangs , aprèsavoir fait feu , décide du fort de la journée ; maisici la fureur fit ce que ne fait presque jamais lavaleur. II ne resta pas trois cents hommes de cesrégimens. Le maréchal de Berwick contait souventavec étonnement cette aventure.

Cavalier est mort officier-généràl Sc gouverneur del’île de Jersey , avec une grande réputation de valeur,n’ayant de ses premières fureurs conservé que lecourage, 8c ayant peu à peu substitué la prudence àun fanatisme qui n’était plus soutenu par l’exemple.

Le maréchal de Villars , rappelé du Languedoc ,fut remplacé par le maréchal de Berwick. Les malheursdes armes du roi enhardissaient alors les fanatiquesdu Languedoc, qui espéraient des secours du ciel &en recevaient des alliés. On leur fêlait toucher del’argent par la voie de Genève. Ils attendaient desofficiers , qui devaient leur être envoyés de HollandeSc d’Angleterre. Ils avaient des intelligences danstoutes les villes de la province.

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