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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Ce nest quaprès que larrestation lui avoit été annoncée, etqu'il étoit en effet déjà prisonnier du ministre requérant, quilleva tardivement le masque, et voulût passer, tout dun coup,pour un officier Français , sans néanmoins en donner la moindrepreuve.

Il est presquinutile dobserver, que si, par des explicationsaussi tardives, et aussi insuffisantes, des hommes pouvoientéchapper aux arrêts, il ny auroit plus personne, qui, enchangeant de nom et de qualité, ne cherchât à se soustraire auxplus justes et légitimes arrestations.

La légation Française ne tarda pas à les réclamer commeofficiers brévetés de la Répnblique. Le ministre na jamaisjugé à propos de confier ces brevets à nous-mêmes, et ne nousen a pas seulement donné les copies. 11 auroit été cependant,évidemment dune grande utilité, de nous fournir les mojens depouvoir documenter et vérifier, tout de suite, au GouvernementBritannique, leur véritable rapport actuel avec la république.En regardant peut-être comme une prérogative de son poste depouvoir exiger une croyance implicite, dans ces affirmationsofficielles, le ministre devoit au moins se rappeler, que par,il justifiait les mêmes prétensions du ministre Britannique .

Celui-ci les avait déclarés officiellement sujets du Roi de laGrande Bretagne. Il lavoit même dit le premier et le soutenoit.Il avoit indiqué officiellement les noms sous lesquels ils sétoientfaits arrêter eux-mêmes. Sur Jones on avoit trouvé lépée auxarmes Britanniques . Nous étoit-il permis, après des circons-tances de cette force, de refuser équitablement toute croyanceaux déclarations officielles du ministre Britannique , et de netxaccorder quà celles du ministre de la République! Le ministrede lAngleterre, instruit de lopposition de celui de la Ré­ publique , en demanda lextradition avec plus de véhémence, eny joignant les plus violentes menaces, et nous faisant craindre leplus vif ressentiment de la part de son Governement.

Des diplomates estimés souteuoient que tous ces faits, et plu-sieurs exemples dans lhistoire, militaient fortement pour lesréclamations du Gouvernement Britannique.

Parmi les exemples, on sappuyait surtout de celui de larres-tation du fameux Trenk, qui, quoiquau service rie la Russie ,avoit été arrêté à Dantzic, à la réquisition du ministre dePrusse, et remis en son pouvoir, comme sujet Prussien.

Résistant à-la fois aux menaces de lAngleterre et à toute laforce de ces argumens plausibles, nous crûmes ne pas nous con-duire dune manière plus satisfaisante pour le Gouvernement dela République, quen confiant la décision de cette affaire délicateà un Prince, qui, lié à la République , par un traité de paix etd amitié, avait avec nous un même puissant intérêt, pour observeret maintenir les principes dune stricte neutralité.

Ces motifs nous portèrent à mettre cette affaire à la décisiondu Roi de Prusse, en sa qualité de premier prince directeur du