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Notfe ruine et anéantissement entier en auroient été la suiteinévitable et même bien gratuitement, comme nous l’avons dé-montré. Le seul moyen qui nous restoit pour nous y soustraire,étoit celui de se confier dans la générosité Française.
•s • Vous justifierez, Gitoyens Consuls, comme nous osons nousen flatter, par le retour de votre amitié et de votre bienveillance,cette confiance que la sévérité peu méritée du Directoire n’amême pu entièrement effacer dans nos âmes, et nous espéronsqu’après avoir dans votre sagesse, tout mûrement pesé, vous nebalancerez plus à Faire cesser les mesures sévères que le Direc toire a pris et ordonné contre cette ville.
Recevez en même temps l’hommage de notre profond respect.
Donné sous le sceau ordinaire de notre ville ; ce lô' Dé-cembre 179Ç).
Bourguemestres et Sénat de la ville libre et impériale d’Ham-bourg.
T. A. Wagner,
Licencié et Premier Président.
Bonaparte, Premier Consul de la République, aux Bourgue-
mestres et Sénat de la ville libre et impériale de Hambourg .
Du 9 Nivôse, an 8 .
Nous avons reçu votre lettre, Messieurs, elle ne vous justifiepas. Le courage et les vertus conservent les Etats : la lâchetéet les vices les ruinent.
Vous avez violé l’hospitalité. Cela ne fût pas arrivé parmiles hordes les plus barbares du désert. Vos concitoyens vousle reprocheront à jamais.
Les deux infortunés que vous avez livrés meurent illustres :mais leur sang fera plus de mal à leurs persécuteurs, quen’auroit pu le faire une armée.
Le Premier Consul, (Signé) Bonaparte .
Par le Premier Consul.
Le Secrétaire d’Etat, (Signé) IL B. MaRET.
1800.] (Moniteur, No. llC.)
Le Ministre de Relations Extérieures de la RépubliqueFrançoise, au Lord Grenville , Ministre des Affaires Etran-gères. Paris , le 5 Nivôse, an 8 de la République .
Mylord,
J’expédie, par l’ordre du Général Bonaparte, Premier Consulde la République Françoise, un courier à Londres . Il est por-teur d’une lettre du Premier Consul de la République, pour SaMajesté le Roi d’Angleterre. Je vous prie de donner les ordresnécessaires pour qu’il puisse vous la remettre sans intermédiaire.Cette démarché annonce d’elle-même l’importance de son objet.Recevez, Mylord, l’assurance de ma plus haute considération,
Ch. Mau. Talueyrand.
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