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« mere nt entre eux les intrigues de l'ambition et les malheureuses« queelles de leurs gouverneniens ! Pour caresser l’orgueil« de leurs maîtres, ils se disputaient des déserts inconnus,« des terres neuves de leurs cultivateurs égorgés. Que par« une utile expiation ils aillent de concert faire d'innocentes con-“ quêtes sur l’Océan affranchi de leurs mutuelles prétentions;«« que d’autres Cook, d’autres La Pérouse portent à des peuples« naissaus le germe des connaissances, de l’industrie et des arts;“ que, pour la prospérité de l’Europe , ils fécondent ces terres« vierges, et les enrichissent, C’est de la richesse des nations« que se forment leurs rapports mutuels, que s’aggrandissent leur“ commerce et leur commune industrie. La pauvreté les isole,“ ou bien leurs stériles communications achèvent encore de les“ épuiser.”
(Moniteur, No. 14/.)
CONSEIL D’ETAT.
Exposition des Motifs du Projet de Loi sur les Cautionnemens àfournir; faite, le 2 6 Pluviôse, au Corps Législatif par le Ci-toyen Defermont, l’un des Oralçurs du Gouvernement.
Citoyens Législateurs,
La nouvelle constitution a fait renaître l’espérance dans tousles cœurs. Chacun demande qu’on prenne les mesures propres àramener l’ordre dans les diverses parties de l’administration, et àprocurer à la république une paix prochaine, ou lui assurer denouveaux triomphes. Des objets aussi iniportans fixent samcesse l’attention du Gouvernement, mais il doit exposer avec fran-chise que le principal obstacle qui l’arrête, vient du défaut derentrée assez prompte des contributions et des autres valeurs des-tinées au service de l’an 8.
Il s’est fait représenter, par le Ministre des Finances, le ta-bleau des dépenses réunis de cette année, et des ressources des-tinées à les couvrir. 11 a examiné successivement avec les diversMinistres, les demandes formées pour chaque département, etles aperçus qui avaient été présentés au Corps-Législatif; et quoi-que ces aperçus s’élevassent à plus de 800 millions (ensemble desbesoins pour l’an 8,) quoique les reformes proposées par lescommissions du conseil n’aient pu être encore qu’en partie exécu-tées, le Gouvernement espere qu’avec l’ordre et l’économie qu’ilprescrit, il parviendra à ne pas atteindre dans l’an 8 la somme dè600 millions, à laquelle le Corps Législatif avait réduit l’aperçudes dépenses de cette année. Mais l’ordre et l’économie ne peu-vent renaître qu’autant que les ressources destinées à couvrir lesdépenses, se réaliseront dans une proportion relative aux besoins.Personne ne peut contester, que rien ne nuit davantage aux in-térêts du trésor public que les retards de paiement ; ils font liai-