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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Le conseil général de département en emploira, à cet effet, lemontant dans l’état des dépenses générales de la commune deParis.

46. Il sera ouvert, en conséquence, au prefet du police, uncrédit annuel du montant de ses dépenses, sur la caisse du rece-veur général du département de la Seine , faisant les fonctions dereceveur de la ville de Paris .

47. Le ministre de l’intérieur mettra, chaque mois, à la dispo-sition du préfet de police, sur ce crédit, les fonds nécessaires pourl’acquit de ses ordonnances.

48. Le préfet de police aura entrée au conseil général de dé-partement, pour y présenter ses états de dépenses de l’année, telsqu’ils auront été réglés par les ministres de l’intérieur et de lapolice.

4P. Il y présentera aussi le compte des dépenses de l’année pré-cédente, conformément aux dispositions de la loi du 28 Pluviôse,sur les dépenses communales et départementales.

Section VI.

Costume du Préfet de Police et de ses Agens.

50. Le préfet et les commissaires de police porteront le cos-tume qui a été régie par les arrêtés des consuls.

Les ministres de l’intérieur et de la police, sont chargés de l’exé-cution du présent réglement qui sera inséré au bulletin des lois.

En l’absence du Premier Consul,

Le Second Consul (Signé) Cambaceres .

Par le Second Consul

Le Sécretaire d’Etat (Signé) H. B. Maret.

Célébration de VAnniversaire du 14 Juillet.

Discours prononcé par le Citoyen Lucien Bonaparte , Ministrede l’Intérieur, le 25 Messidor, an 8, dans le Temple de Mars.

Citoyens,

L’expérience des siècles nous apprend combien des révolutionssont redoutables : leur action se compose de toutes les passionshumaines ; la violence en est toujours l’élément principal, etjusqu’à la lin de ses crises terribles, nul ne peut affirmer si leurcommencement fût un bien ou s’il ne fût pas le plus grand detous les maux.

Ce caractère est commun à toutes les révolutions : soit qu’unecause méprisable interrompe l’ordre accoutumé des empires, ouque cette interruption soit due à l’exces de la tyrannie et à l’élande la liberté, la tempête n’est pas moins effrayante, elle n’en mé-nace pas moins toutes les classes de la société.