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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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tiques et généreux des premiers jours de son reveil. Un pactesanctionné par son vœu uuanime, a affermi sur des bases solides,la liberté, l’égalité conquises le 14 Juillet 178.9. L’Ouest pacifiéet redevenu Français ; la liberté civile, le premier de tous lesbiens, garanties par un pouvoir judiciare indépendant, donne àtous les citoyens le repos et la sûreté sans lesquels il n’est point depatrie.—Et, comme si le retour au véritable patriotisme et à laconcorde n’était pas encore assez pour le triomphe d’un si beaujour, il semble que pour mieux l’embellir, la victoire ait voulumultiplier ses prodiges. La renommée les redit du haut desAlpes, et ces cent voix, prolongée du Rhin à l’Eridan et du Da-nube jusqu’au Nil , reviennent retentir avec plus de force sous cedôme majestueux qui rassemble les chefs de l’état et les plus fa-

meux de nos guerriers.

Les plus fameux de nos guerriers !••• .bêlas! tous ne

sont pas revenus triomphans !.La victoire ne les a pas

tous préservés des atteintes de la mort!.Français à ces

tristes paroles, vos regards se portent douloureusement vers l’urne

funéraire qu’enveloppent les lauriers et les étendards.Les

héros morts au champ de bataille furent toujours l’objet de lavénération des peuples; niais ils deviennent des objets sacrés

lorsque la paix de la terre était le seul but des combats..La

tombe de Dessaix est marquée de cet illustre caractère, ainsi quela place où le premier grenadier de la république est tombé sousla lance ennemie, leur mémoire traversera les siècles, et leursnoms rendront illustres les monumens qui obtiendront l’honneur deles porter.

O France , république cimentée par le sang des héros et desvictimes ! que la liberté, d’autant plus précieuse qu'elle t’a coûtéplus cher, que la concorde réparatrice de tous les maux, soientà jamais tes divinités tutélaires! Le 18 Brumaire a achevé l’ou-vrage du 14 JuiHet: tout ce que le premier a détruit ne doit plusreparaître, tout ce que le dernier édifie ne doit plus se détruire.

Et nous, sachons conserver les biens dont nous jouissons, tousles écueils nous sont aujourd’hui connus ; la maîtresse de tous lessiècles et de toutes les nations, celle qui ne se trompe jamais etque l’on ne dédaigne jamais impunément, l’expérience, a placétous ses flambeaux sur le chemin que nous venons de parcourir ;que leur clarté nous dirige sans cesse.

Français , portons avec orgueil le nom du grand peuple, que cenom soit l’objet de l'amour et de i’admirationdu monde ; que dansles siècles les plus reculés, les héros du 14 Juillet, le3 défenseurs etles soutiens de l’empire, soient offerts au respect de nos derniersneveux, et que la république, fondée par leurs travaux, soit impé-rissable aussi bien que la gloire !

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