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par Chapelle; cependant il ne paraît pas qu’il se soit trouvé dansaucun des cabarets fréquentés par ces réunions de conjurés.
11 faut cependant observer que Guibert étant instruit de l'ar-restation de Lavoisier dans la soirée du 28, alla dans la matinéedu 2 9 chez Jugié, et s’informer si Lavoisier était libre et qu’ilajouta : sa fçmme est venu chez moi ce matin et y a fait beaucoupde train.
Jallabert, coëffeur, n’est indiqué, ni par Lavoisier , ni par Leroini par aucun détenu; mais il est allé boire, le 26, dans un des ca-barets fréquentés par ces conjurés, et il ne peut nommer ceux aveclesquels il a bu, sauf Signoret, il rend un compte plus satisfaisantde sa conduite.
Mouton convient être allé le même jour dans ce cabaret ; maisil dit y avoir été nécessité pour trouver le nommé Astruc, ditLaviolette, qui lui devait de l’argent ; ce dernier a été entendu, etsa déclaration vient à la décharge de Moutou.
(Signé) (idem.)
Du 2 me Jour complémentaire.
Les enragés suivent avec succès leurs sinistres projets.
11 existe véritablement un complot ; mais on n’a pu encore sai-sir toutes les ramifications. Les chefs sont inconnus ; quelquessubalternes sont arrêtés, et il résulte de leurs déclarations et desrapprochemens faits entr’eux, qu’ils cedent à l’impulsion secretteet cachée d’hommes qu’ils ne connaissent pas et qu’on ne leur in-dique que très-vaguement.
Que ce sont des enragés agissant d’après leur propre fureur,réunissant l’audace à l’expérience des mouvemens révolutionnaireset capables de braver tous les périls, tous les dangers.
Ils reçoivent de l’argent, mais il sort encore de la main invisiblequi les pousse, et, n’arrive dans les leurs, qu’après bien des détours.
Ils n’ont qu’un but, le renversement du gouvernement, ilsn’envisagent qu’en second les conséquences qui peuvent en résul-ter ; détruire d’abord, voilà leur unique pensée, sauf à songeraprès comment on remplacera.
On saisit à fur et mesure ceux qui sont signalés par les réponsesdes hommes arrêtés ; ils sont déjà au nombre de 19 ; on remonteavec prudence aux premiers échellons, et l’on prend toutes les pré-cautions nécessaires pour arriver à la vérité.
Les royalistes s’approchent de ces hommes, mais avec discré-tion et avec prudence ; ils leur ont fait quelques avances, quelquesouvertures, et le préfet de police a su particulièrement qu’un cer-tain Rivarol, demeurant rue Joseph, vis-à-vis les bains, a lui-mêmeoffert de l’argent à un individu qu’il a cru gagé ; qu’il lui a faitaccepter 18 francs; qu’il l'a engagé à sortir toujours armé depistolets et de poignards, l’assurant que le parti du roi ne tarde-rait point à l’emporter, et qu’une place honorable et lucrative se-rait la récompense du zèle qu’il mettrait à défendre et soutenirune si belle cause.