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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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des renseignemens, et il en résulte, qu’un nommé Basin, demeu-rant à Versailles , rue de Montesquieu, avenue de St. Cloud no, 12-tient chez lui une assemblée des hommes de ce parti ; qu’on seréunit, presque tous les soirs sous la présidence de ce Basin.

Les membres sont coeffés du bonnet rouge. On y lit la cor-respondance des amis de Paris , et. l’on s’occupe de projets plus in-cendiaires les uns que les autres.

f Signé ) Idem,

Du 25 Frimaire, An 9-

Il y a encoré eu hier au soir une réunion chez le marbrier Gi-let, boulevard du temple .

Elle était composée de dix individus de différens quartiers deParis et les plus prononcés de cette faction.

On a remis sur le tapis les moyens de détruire le gouvernementet de ramener la trop fameuse constitution de t)3; on s’est engagémutuellement à travailler les ouvriers que l’on connaissait et l'onest convenu de s’attacher à ceux des faubourgs,

La section des Gravilliersest celle qui renferme le plus d’hom-mes de cette trempe; ils continuent à se voir chez le limonadierChrétien, près les Italiens.

('Signé ) Idem.

Du 2 7 Frimaire, An 9-

Le café Olivier est toujours l’un des points de réunion des en-ragés. Avant hier et hier il y en avait un certain nombre.

Ils sont perpétuellement sur le qui-vive, et dès qu’ils apperçoi-vent un visage inconnu ou suspect, ils s’évadent par différentesportes et vont se rejoindre le plus souvent au café Chrétien.

Paris est dans une tranquillité parfaite.

('Signé ) Idem.

Du 2 Nivôse, 9-

Un agent rapporte que décadi dernier il a parcouru quelquesguinguettes, où il a rencontré les nommés Milliere, Lacombe, La-bare, Deveau et Pijot. Ce dernier est qualifié d’homme très-en-ragé. Il résulte des conversations qu’il a eues avec eux, et notam-ment avec Milliere et Pijot, qu’ils méditent un grand coup ; qu’ilsse proposent de mieux s’entendre que ne l’ont fait ceux qui sontau Temple, et qu’ils sont assurés du succès. Pijot a ajouté qu’àla tète de l’affaire était des hommes du gouvernement.

Le même rapporte qu’il a vu deux enragés, dont on connaît lesnoms, chez Bergoing, ex-représentant, et qu’ils parlaient ensembled’une nouvelle conspiration. Us disaient qu’il excite quatorzehommes déterminés, dont les noms sont inconnus à ceux mêmequi sont dans le complot ; qu’un de ces hommes a été député parles autres vers un chef des enragés, pour lui proposer leurs servi-ces, moyennant 150,000 francs qui seraient déposés pour être dis-tnoués aux quatorze hommes, après qu’ils auraient commis l’at-tentat horrible qu’ils méditent. Les agens ajoutent qu une desconditions proposées est la reunion des Thermidoriens aux enragés.