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Un autre agent rapporte que Bergoing a distribué de l’argentà quelques hommes du faubourg Antoine, dévoués au chef desenragés Précité. Il nomme Ducatel, Boyer, les deux Bremant, etMoreau, tous hommes du faubourg.
Les enragés essaient de se réunir chez quelques marchands devîd. On surveille avec grand soin les maisons où ils pourraientse rassembler.
Les enragés du faubourg Antoine se sont réunis hier rue dela Roquette avec quelques officiers negres.
Boyle et ,Dueatel se rendent alternativement chez le chef desenragés déjà rappelé, pour lui faire connaître, ce qui se passe dansle faubourg Antoine. Deux des affidés du faubourg vont tousles jours au café Chrétien, et deux autres vont rendre visite sutexclusifs de la division de l’Ouest.
Dans un café de la rue de l’Université, au coin de celle duBacq, se réunissent cinq ou six individus dont un nommé Martin,employé jadis dans les bureaux du ministère de la police.
Des femmes anarchistes, la femme Denis, la femme Huthul ella sœur Vacraf épient les personnes qui entrent au ministère delàpolice et à la préfecture pour connaître les agens secrets On leiobserve avec soin.
La veuve Sijas, aujourd’hui femme Préville, disait hier queles patriotes, pour venger leurs affronts avaient été obligés de sejeter dans les bras de quelques coquins, mais qu’ils devenaientnécessaires aujourd’hui, parce qu’ils étaient à la tête du bonparti.
La tranquillité n’est pas troublée. L’attachement au premierconsul est universel.
( Signé ) Idem.
Du 4 Nivôse, An 9 .
Quatorze individus signalés dans de précédens rapports, com-me capables de commettre un crime, semblable à celui qui a étécommis hier, et ayant osé parler souvent de la possibilité de sonexécution, sont arrêtés.
On est à la suite de beaucoup d’autres encore.
Il résulté de divers renseignemens recueillis dans la matinée,qu'hier soir, à 6 heures et demie, on a vu deux voitures arrêtéessur les nouveaux boulevards, presque vis-à-vis la rue Notre Damedes Champs, que par quelques mots échappés aux individus quise promenaient dans cette même rue, il résulte que Pijot, Mil;liere, Leroux, Daubigny et Labare étaient du nombre de ceux quioccupaient ces voitures. Ils disaient qu’ils attendaient une grandenouvelle. A 9 heures, il n’y avait plus de voitures dans la rue.
('Signée Ideîth
(Supplément au No. 104. An 9 )
Un agent a fait le rapport circonstancié qui suit.
Ayant eu lieu de soupçonner que Deforges me disait quelque