14S
par S. M. l’Empereur et par l’empire Germanique , d’aufre partparla république Française .
XIX. Le présent traité sera ratifié par sa majesté l’empereuret rui, par l’empire, et par la république Française , dans l’espacede trente jours, ou plutôt si faire se peut ; et il est convenu queles armées des deux puissances resteront dans les positions où ellesse trouvent, tant en Allemagne qu’en Italie , jusqu’à ce que lesdites ratifications de l’empereur et roi, de l’empire, et de la répu.blique Française et que trente jours après le dit échange, les ar-mées Françaises auront évacué la. totalité du territoire du ditempire .
Fait et signé à Lunéville , Le 20 Pluviôse, An 9, de la républi-que Française, (9 Février 1801.)
Louis’ Comte Cobentzel.Joseph Bonaparte .
INTÉRIEUR.
Ceux qui ont réfléchi sur la nature de l’art dramatique, et surl’influence qu’il exerce parmi nous sur les mœurs et l’opinion pu-blique, ne s’étonneront pas qu’un ministre, ami de l’ordre et desbeaux arts, porte un regard attentif sur les premiers théâtres deParis . Déjà celui du Grand Opéra vient de recevoir un nou-veau réglement qui fondeson administration sur les résultats d'undemi-siècle d’expérience. Le Théâtre Français de la République a droit au même bienfait ; mais avant tout, le ministre de Tinté-fieur a dû le rappeler aux véritables principes de son institution.
Les sociétaires de ce théâtre, pour célébrer la paix conclue àLunéville , avaient reçu, à l’unanimité, une allégorie en vaude-villes, et rejeté, avec la même unanimité, une comédie en unacte et en vers. Cette pioce, au jugement des connaisseurs lesplus séveres, manque d’action et d’intérêt; mais à des détails très-brillaus, elle joint le mérite si rare d'être écrite avec autant d’élé-gance que de correction. Au contraire, l’allégorie, dont le mi-nistre avait défendu la représentation sur la scene Française, a pa-ru sur celle de l’Opéra comique ; et malgré la cabale la plus obs-tinée à la protéger, le public a pleinement confirmé l’avis de ceuxqui la trouvaient froide, inconvenant et peu digue des circons-tances.
Les artistes du Théâtre de la République, auxquels ou avaitépargné une chute et un ridicule, en ont pris de l’humeur, et, envertu, de leur ancitn réglement, ils ont présenté au ministre deuxarrêtés dans lesquels ils se constituent seuls juges du genre et dumérite des pièces qui leur conviennent, ainsi que de l’ordre etdulieu des débuts qu’o î doit permettre sur le Théâtre Français.
C’est ce qui a donné'lieu' à la lettre suivante.