Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
250
JPEG-Download
 

250

pouvait en confier la partie intérieure, sans compromettre les in-térêts et le bonheur de la République , aux citoyens que l’opiniongénérale avait désignés connue les plus propres aux differentesinactions coustitutionelles ; mais qu’en, même temps les motif,puissans exprimés dans le rapport, se réunissant à prouver que,dans la position actuelle de la Cisalpine , il lui serait presqu’im-possible de s’élever par ses propres nmyens à ce degré de cousis-tence et de force auquel elle est appelée parmi les puissances del’Europe , il ne pouvait se dissimuler la nécessité impérieuse deconserver la liante direction des affaires, jusqu’à ce que la Cisal-pine plusse se trouver en état de soutenir par elle-même son in-dépendance. Il annonça que le lendemain 6’ Pluviôse, il se ren-drait an milieu de la consulta extraordinaire formée en assembléegénérale, pour proclamer la constitution, et le choix des membresdestinés à entrer dans la première formation des autorités.

A deux heures, le premier consul se rendit à la séance, accom-pagné des ministres des relations extérieures, et de l’intérieur,descitoyens Petiet, Cietet, ÏNqjac et Bonrrienne, conseillers d’état,des généraux et des préfets réunis à Lyons, et des principales au-torités de cette commune.

Le premier consul, au-devant duquel se porta une députationnombreuse de Cisalpins, fut reçu dans la salle, au milieu des ap-ptlaudissemens ; il se plaça sur une estrade, et prononça le dis-cours suivant.

“ La République Cisalpine , reconnue depuis Campo Formio.adéjà éprouvé bien des vicissitudes.

“ Les premiers efforts que l’on a fait? pour la constituer, ontmal réussi,

“ Envahie depuis par des armées ennemies, son existence neparaissait plus probable, lorsque le peuple Français, pour la se-conde fois, chassa par la force de ses armes, vos ennemis de vo-tre territoire.

“ Depuis ce temps ou a tout tenté pour vous démembrer—-

•-—“ L<\ protection de la France l’a emporté--—

— — ■ “ Vous ayez été reconnus à Lunéville ,

“ Accrus d’un cinquième, vous existez pins puissans, plus conso-lidés! avec plus d’espéruuçes ! ! !

“ Composés de six nations différentes, vous allez être réunissous le régime d’une constitution plus adaptée que toute autre àvos mœurs, et; à vos circonstances,

“ Je vous ai réunis à Lyons autour de moi comme les princi-paux citoyens de In Cisalpine. Vous m’avez donné les rensei-guemeus nécessaires, pour remplir la tâche auguste que m’impo,sait mon devoir, y oui me premier magistrat du peuple Français, etcomme l'homme qui a le plus contribué à votre création.

“ Les choix que j’ai faits pour remplir vos premières magistra,turcs, l’ont été indépendamment de toute idée de parti, de toutesprit de localité,

“ Celle de président, je n’ai trouvé personne parmi vous quieut encore assez de droits sur l’opinion publique, qui fut assez