Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
251
JPEG-Download
 

dépendant de l’esprit de localité, et qui eut enfin rendu d’assezgrauds services à son pays, pour la lui confier.

“ Le procès-verbal que vous m’avez fait remettre par votre co-mité des trente, où sont analysées avec autant de précision que devérité, les circonstances extérieures et intérieures dans lesquellesse trouve votre patrie, m'ont vivement pénétré.—J’adhere à votrevœu.—Je conserverai encore pendant le temps que ces circon-stances le voudront, la grande pensée de vos affaires.

“ Au milieu des méditations continuelles qu’exige le poste oùje me trouve tout ce qui vous sera relatif, et pourra consolidervotre existence et votre prospérité, ne sera point étranger auxaffections les plus cheres de mon âme.

“ Vous n’avez que des lois particulières, il vous faut désormaisdes lois generales.

“ Votre peuple n’a que des habitudes locales, il faut qu’ilprenne des habitudes nationales.

“ Enfin vous n’avez point d’armées, les puissances qui pourrontderenir vos ennemis en ont de fortes;—mais vous avez ce quipeut les produire, une population nombreuse, des campagnes fer-tiles, et l’exemple qu’a donné dans toutes les circonstances essen-tielles le premier peuple de l’Europe .”—Le discours du premierconsul, interrompu à chaque phrase par de nombreux applaudis-semens, fut suivi de la lecture de la constitution.

Au moment où l’on lisait le titre, un mouvement général de l’as-semblée indiqua le vœu de substituer au nom de la RépubliqueCisalpine, celui de République Italienne , et le premier consul parutse rendre à ce vœu général.

(Moniteur, No. 133.)

Paris , le 12 Pluviôse.

C’est toujours avec un nouvel étonnement que nous voyons leslongs articles des journaux anglais et les discours des membres duparlement sur la sortie de l’escadre de Brest . Il est difficile deconcevoir comment, lorsque nous sommes en état de paix, une ex-pédition qui se rend à Saint Domiugue pour y rétablir la traliqui»lité, peut inquiéter la Jamaïque . On ne reconnaît pas dans cesdiscours les sentimens d’Européens civilises, mais les craintes desTartares du Thibet. Pour l’honneur de la civilisation de notresiècle, ne nous faisons pas plus barbares et plus fous que nous neSommes. Ces discussions puériles, et qui montrent simplement lamauvaise foi des hommes qui les provoquent, sont bien contrairesaux ordres qui furent donnés à Brest lors de la signature des pré-liminaires. Le préfet demandant des instructions pour le cas, où1 escadre du lord Coriiivallis, poussée par le mauvais temps, se-rait forcée de se réfugier dans Brest . Il lui fut répondu, non-seulement de la laisser entrer dans le port, mais même de ne pren-dre aucune espece de précautions extraordinaires ; car c’est la