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Les mêmes choses résultent de la correspondance du gouverne-ment avec les préfets.
Ceux qui critiquent le rétablissement des cultes, écrivait lepréfet du département de la Manche, ne connaissent que Paris ;ils ignorent que le reste de la population le désire et en a besoin.Je puis assurer que l’attente de l’organisation religieuse a faitbeaucoup de bien dans mon département, et que depuis ce mo-ment nous sommes tranquilles à cet égard.
Le préfet de Jemappe assurait “ que tous les bons citoyens, les“respectables peres de famille, soupirent après cette organisation,“et que la paix aux consciences sera le sceau de la paix générale« q U e le gouvernement vient d’accorder aux vœux de la France .”
On lit dans une lettre du préfet de l’Aveyron , sous la date du19 Nivôse, “ que les habitans de ce département, tirant les consé-“ quences les plus rassurantes de quelques expressions relatives au“culte, du compte rendu par le gouvernement à l’ouverture du“corps législatif, on a vu les esprits se tranquilliser, les ecclésias-tiques d’opinions différentes devenir plus toléraus les uns envers"les autres.”
Il serait inutile de rappeler une multitude d’autres lettres quisont parvenues de toutes les parties de la république, et qui offrentle même résultat.
Le vœu national pourrait-il être mieux connu et plus clairementmanifesté ?
Or, c’est ce vœu que le gouvernement a cru devoir consulter etauquel il a cru devoir satisfaire ; car on ne peut raisonnablementmettre en question, si un gouvernement doit maintenir ou protéger«n culte qui a toujours été celui de la très-grande majorité de lanation ; et que ia tr ès-grande majorité de la nation demande àconserver.
11 ne s’agit plus de détruire, il s’agit d’affirmer et d'édifier. Pour-quoi le gouvernemeut aurait-il négligé un des plus grands moyensqu’onlui présentait pour ramener l’ordre et rétablir la confiance îComment se sont conduits les conquérans qui ont voulu con-et consolider leurs conquêtes ? ils ont partout laissé aupeuple ses prêtres, son culte et ses autels : c’est avec la même sa-gesse qu’il faut se conduire après une révolution ; car une révolu-bon est aussi une conquête.
Les ministres de la république auprès des puissances étrangères,mandent que lapaix religieuse a consolidé la paix politique, qu’ellea, arraché le poignard à l’intrigue et au fanatisme , et que c’est lerétablissement da la religion qui réconcilie tous les cœurs égarésavec la patrie.
Indépendamment des motifs que nous venons d’exposer, et qui- au gouvernement la conduite • qu’il a tenue dans lesa aires religieuses, des considérations plus vastes fixaient encore sa
sollicitude.
Les Français ne sont pas des insulaires ; ceux-ci peuvent facilc-2 Q